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Oui, de petits insectes peuvent se cacher dans vos fraises

Mais soyez rassurés, ils ne sont pas dangereux.

Une femme tient un contenant de fraises. À côté d'elle, une photo d'une fraise vue de près. Le mot VRAI est superposé sur la photo.

Plusieurs vidéos montrant des insectes qui sortent de fraises après qu’elles ont baigné dans de l’eau salée pendant plusieurs minutes font le tour du web depuis la fin mai.

Photo : Captures d'écran TikTok @31toni

Plusieurs vidéos montrant des insectes qui sortent de fraises après qu’elles ont baigné dans de l’eau salée pendant plusieurs minutes font le tour du web depuis la fin mai. Si les images partagées sont vraies, il n’y a toutefois aucun danger à ingérer ces petites bestioles.

Plusieurs versions de cette expérience ont été partagées sur les réseaux sociaux dans les dernières semaines, mais tout a commencé sur TikTok, où tremper ses fraises dans l’eau salée est devenu un défi à reproduire. Certaines des vidéos ont accumulé des centaines de milliers de mentions J’aime.

Si certaines des vidéos montrent des gens qui se servent simplement d’eau tiède et de sel, d’autres y ajoutent également du vinaigre.

@31toni

Wash ur fruit I guess .... or don’t 🤤 the flavor is immaculate 🐛💖 ##fruit ##bugs ##strawberry

♬ original sound - 31toni

Espèce envahissante

L’espèce d’insecte qui s’attaque aux petits fruits est la drosophile à ailes tachetées, une espèce envahissante de mouche découverte au Japon en 1916. Elle s’est rendue jusqu’aux États-Unis en 2008 avant d’arriver dans l’Ouest canadien (Colombie-Britannique) en 2009 et au Québec en 2010.

Au Québec, c’est surtout les framboises, les bleuets et les fraises qui sont affectés, dit André-Philippe Drapeau-Picard, préposé aux renseignements entomologiques de l'Insectarium de Montréal. La femelle creuse un trou dans la surface du fruit, pond son oeuf à l’intérieur, et la larve qui en sort mange le fruit par l’intérieur.

Les mouches apparaissent habituellement au Québec vers le mois de juillet et peuvent envahir les cultures de petits fruits.

Un petit insecte blanc sort d'une fraise.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Voici une larve qui sort d'une fraise dans l'une des vidéos TikTok.

Photo : Capture d'écran TikTok @31toni

Le trou fait par la femelle adulte peut aussi devenir une porte d’entrée pour d’autres insectes ou différentes moisissures. Le problème, oui, c’est la mouche, mais c’est aussi tous les autres ravageurs qui viennent avec, soutient André-Philippe Drapeau-Picard.

Différentes techniques sont utilisées pour gérer leur présence dans les cultures. L’une d’entre elles consiste à dépister leur présence à l'aide de pièges pour ensuite appliquer des insecticides ou entourer les plants de filets.

Il existe aussi des façons plus écolos, comme la cueillette quotidienne, qui réduit la prolifération beaucoup plus que si on les ramasse aux trois jours. Même chose pour la récolte de fruits tombés par terre : même si l’on ne les vend pas, ils peuvent favoriser la prolifération de ces drosophiles-là, explique le préposé aux renseignements entomologiques de l'Insectarium de Montréal.

M. Drapeau-Picard souligne d’ailleurs que le bain d'eau salée est une méthode de dépistage reconnue dans l’industrie.

Six hommes avec des seaux blancs dans un champ de fraises penchés pour faire la récolte.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La drosophile à ailes tachetées apparaît habituellement vers le mois de juillet au Québec.

Photo : Radio-Canada

Sans danger pour l’être humain

Même si les agriculteurs font leur possible pour limiter la prolifération de la drosophile à ailes tachetées, il est possible, et même normal, que certains insectes se trouvent dans vos fraises.

C’est plus l’apparence du fruit que le nombre de larves qu’on regarde pour contrôler la qualité. S’il y en a beaucoup dans un fruit, il ne sera pas beau et ne sera pas vendu. C’est normal qu’il y en ait et ce n’est pas grave, maintient André-Philippe Drapeau-Picard.

Aucune étude n’a montré la dangerosité d’ingérer une drosophile à ailes tachetées ou toute autre espèce d’insecte qui envahit des cultures de fruits.

Notre estomac est assez acide pour les tuer. On peut voir ça comme une source supplémentaire de protéines dans notre alimentation!, lance M. Drapeau-Picard.

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