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En attente d’une date de réouverture, des centres d’entraînement commencent les cours à l’extérieur

Trois femmes font du yoga dans un parc.

Le yoga au parc permet aussi la distanciation sociale.

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

Des centres d’entraînement fermés depuis trois mois commencent ce mois-ci des cours à l’extérieur. Certains se concentrent sur le web, d’autres sur une session d’été en plein air, alors qu’un centre a ouvert ses portes ce mardi à Québec, sans l’accord de la Santé publique.

Le confinement aura tout de même permis à l’équipe du Cyclotonus de Val-d’Or de créer une formule pour le web. On avait un projet qui avait commencé il y a deux ans où on voulait se lancer sur le web, mais ça n’a jamais pris naissance, donc ça a été un peu l’opportunité de se lancer et de faire ça, explique la copropriétaire, Véronique Pelletier.

Cette semaine, des cours pour petits et grands débutent autant dans le stationnement de l’entreprise, à la piste d’athlétisme ou dans un parc.

Au cours des derniers mois, elle a constaté que les personnes qui se déplacent normalement à l’intérieur du Cyclotonus forment en général la clientèle inscrite pour les cours en ligne et à l’extérieur. Malgré l’opportunité de diversifier les services, les centres d’entraînement enregistrent une perte de revenus.

On a permis hier les rassemblements de 50 personnes et plus, mais on le sait dans toutes les entreprises, on est le seul secteur qui n’a aucune nouvelle, dit-elle. On a passé le décompte de trois mois. C’est sûr que c’est frustrant parce qu’on a le pied carré à payer. C’est cool de donner des cours à l’extérieur, mais à un moment donné, les gens ont hâte de revenir à l’intérieur. J’ai 20 000 pieds carrés à faire rouler, c’est sûr que moi, ça m’occasionne une problématique en soi.

À Québec, le Mega Fitness Gym a ouvert ses portes ce matin, sans avoir reçu l’accord du gouvernement provincial.

J’aime mieux avoir l’esprit tranquille et de me dire que j’ai suivi les règles.

Une citation de :Véronique Pelletier, copropriétaire de Cyclotonus

La copropriétaire du Cylclotonus à Val-d’Or a entendu parler d’autres salles dans la province qui pourraient aussi rouvrir de cette façon. Véronique Pelletier n’en a pas l’intention.

Il y a beaucoup de gyms [dans la province] qui ont décidé qu’ils ouvraient malgré tout, l’accord ou non du gouvernement à partir du 1er juillet. On n’est pas à cette idée-là de faire ça. D’après moi, ce sera autour de ça, parce que là ça commence à faire beaucoup de pression. Je ne pense pas suivre ce mouvement-là. De ce fait là, on va y aller avec des enregistrements, donc les gens vont devoir réserver leur plage horaire pour venir à l’intérieur, également pour les cours de groupe. Je m’attends à des plages horaires d’environ 1 h 30.

Des cours au bord du lac

De son côté, l'ostéopathe Robin-Pierre Bergeron s’est inspiré d’autres entrepreneurs. Le propriétaire de la clinique Movens à Ville-Marie développe avec son équipe des cours de yoga, pilates, et d’autres entraînements pour démarrer la session le 22 juin.

Moi j’avais vu passer sur Facebook un gym de CrossFit de Québec, qui avait fait une demande à la Ville de Québec pour pouvoir commencer des cours dans leur stationnement, qui avait été acceptée. Donc, j’ai écrit à la Ville de Ville-Marie pour leur demander si c’est quelque chose qu’ils accepteraient et s’ils acceptaient de nous laisser en même temps l’accès au Parc du Centenaire qui est directement sur le bord du lac Témiscamingue avec la scène du lac qui est très belle et très propice pour ça. Ils ont accepté, raconte-t-il.

Cinq femmes font du yoga sur une plateforme au bord du lac Témiscamingue.

Des séances de yoga sur le bord de l'eau sont organisées au Témiscamingue.

Photo : gracieuseté Clinique Movens

Puisque plusieurs clients sont réticents à se présenter à un cours à l’extérieur lorsque la météo n’est pas favorable, le centre de conditionnement physique Aéroforme à Rouyn-Noranda commencera sa session d’été en ligne.

Idéalement, nous espérons pouvoir ouvrir nos portes pour la session d’été et offrir le choix aux membres de suivre le cours en ligne ou en présentiel, écrit la copropriétaire Anne-Marie Sicard Coutu.

Du yoga au parc

Pour Karel Hunter, professeure de yoga au Mudra, le défi est de modifier à nouveau les habitudes.

Je crois que pour certains, c’était difficile le confinement, il manquait vraiment le beau côté communauté du Mudra, qu’à chaque semaine on se rejoint et on pratique. C’est la motivation qui était là, souligne-t-elle. Avec le confinement, on a mis ça plus sur Internet. Je pense que c’était difficile un peu comme approche au début, mais finalement, les gens ont vraiment aimé ça. Ils ont rentré ça dans leur routine, donc c’est un peu de rechanger la routine des gens pour revenir en communauté.

Une femme fait du yoga dans un parc.

Les centres d'entraînement trouvent des façons originales d'offrir des cours de conditionnement à leurs membres.

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

Elle donnait un cours ce mardi midi au parc botanique à Fleur d’eau de Rouyn-Noranda. C’est sûr que c’est un peu une déception de ne pas se voir comme à l’habitude, mais avec l’ouverture des parcs, on peut être jusqu’à neuf élèves à la fois, dit-elle.

Ça nous permet de nous centrer sur le moment présent, on sent le vent sur la peau, on entend les feuilles, le bruit de la nature, c’est super ressourçant, a indiqué Laurie Fassett, aussi professeure de yoga au Mudra.

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