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Trafic de stupéfiants dans l’est ontarien : les itinéraires des trafiquants perturbés

Un sac de plastique contenant des morceaux de drogue.

L'héroïne mauve est composée de différentes drogues, dont du fentanyl et du carfentanyl.

Photo : Gracieuseté - Service de police d'Ottawa

Au cours des derniers mois, le resserrement des contrôles aux frontières a mis à rude épreuve le commerce illicite de stupéfiants, notamment dans l’est ontarien, un territoire qui borde le sud-ouest du Québec et le nord de l'État de New York.

Selon Daniel Dubé de l'Unité des crimes majeurs de la Police provinciale de l’Ontario (PPO), l'effet du resserrement des frontières se fait sentir notamment sur le trafic de cocaïne.

L’automne dernier, raconte le policier, un kilogramme de cocaïne pouvait se vendre entre 45 000 $ et 50 000 $. Depuis le début de la pandémie de COVID-19, la même quantité se négocierait à des prix supérieurs à 70 000 $.

La disponibilité [de la cocaïne] est toujours là [mais] le consommateur qui cherche ce produit peut toujours s’en procurer. Par contre, on remarque que les prix ont augmenté et que la qualité a aussi été affectée, ajoute le sergent-détective.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

Effets collatéraux?

Ces prix à la hausse ont-ils entraîné des effets collatéraux en forçant, par exemple, les consommateurs à substituer une drogue pour une autre? C'est la crainte du médecin hygiéniste du Bureau de santé de l’est de l’Ontario (EOHU), le Dr Paul Roumeliotis.

L’héroïne mauve, composée de différentes drogues — dont le fentanyl —, vient notamment à l’esprit. Des analyses ont même permis de détecter de l’étizolam, un sédatif interdit au Canada, dans certains échantillons saisis.

L’héroïne mauve, c’est un mélange de médicaments. On ne sait même pas qu’est-ce qu’on achète sur la rue. […] C’est le temps vraiment de […] redire, de renforcer le message, de ne pas acheter de médicaments, de ne pas utiliser de médicaments illicites, indique le Dr Roumeliotis.

Justement, l'Hôpital de Cornwall a tout récemment enregistré trois cas de surdose associée à de l’héroïne mauve en une semaine.

Vous allez me dire : "[Trois surdoses] ce n’est pas grand-chose". Oui, c’est [quelque chose]. Ce sont des personnes qui sont arrivées à l’urgence. J’imagine qu’il y d’autres [utilisateurs] qui ont pris des médicaments aussi [mais] qui n’ont pas été si malades pour entrer à l’urgence, souligne le Dr Roumeliotis.

Chose certaine, renchérit le sergent-détective Daniel Dubé, les trafiquants se sont vite ajustés. On voit déjà certaines mesures qui ont été prises de leur côté pour pouvoir continuer leur commerce illégal. [...] L’argent, c’est ce qui les motive le plus, conclut le policier.

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