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Un abattoir en Abitibi-Témiscamingue : appui unanime dans la région

Un bâtiment à un étage en vinyle et en tôle.

Le bâtiment de la boucherie Des Praz

Photo : Radio-Canada / Gracieuseté de Christel Giroux et Sylvain Fleurant

Les propriétaires de la Boucherie Des Praz de Rouyn-Noranda souhaitent construire un abattoir provincial. La réaction des acteurs régionaux, qu’ils soient issus du monde politique, agricole ou encore du monde de la restauration, est unanime.

Selon eux, il s’agit d’un projet qui doit se réaliser. Depuis que l’abattoir de Fugèreville a fermé ses portes, en 2003, la région demande à ce qu’une infrastructure de ce type soit mise en place.

Christel Groux et son conjoint sont propriétaires d’un abattoir de proximité à Évain, depuis 2017, mais le permis ne permet pas de commercialiser la viande en restaurant et dans les épiceries.

C’est donc sans surprise que la Conférence des préfets souhaite le retour d’un abattoir provincial dans la région, soutient son président Martin Ferron.

Un abattoir, peu importe où il est situé sur le territoire, l’important est d’aller de l’avant avec un permis d’abattoir provincial en région pour donner un service aux producteurs locaux, enchaîne-t-il.

Si la boucherie Des Praz poursuit son projet, elle aura le support indéfectible de la Conférence des préfets, confirme Martin Ferron.

On a une belle réputation et une viande de qualité et ne pas être capable de la mettre en marché, c’est une problématique importante, alors si un projet lève et réussit à aller de l’avant, on va être partenaire dans le sens où on va faire des représentations et on va travailler fort pour que cette entreprise privée obtienne ses permis, promet-il.

L’absence d’un abattoir a également causé la fermeture de nombreuses fermes, soutient Martin Ferron.

L’UPA se réjouit

L’Union des producteurs agricoles (UPA) se réjouit également qu’un tel projet soit sur les rails. C’est une excellente nouvelle, lance d’entrée de jeu Pascal Rheault, le président de l’UPA régionale, qui croit que ce nouvel abattoir pourrait permettre le développement du créneau bovin.

Si les producteurs peuvent développer le marché, et il y en a peut-être plus qui voudront en faire, on va développer parce que l’on sait que nous sommes une région bovine.

Deux morceaux de steak crus sur une planche noire.

Des pièces de viande vendues à la Boucherie Des Praz.

Photo : Gracieuseté de Christel Giroux et Sylvain Fleurant

Dans le milieu de la restauration, la copropriétaire du Moulin Noir, Alexandra Tzavaras, accueille cette nouvelle avec beaucoup d’enthousiasme. Elle serait ravie d’offrir des viandes provenant presque entièrement de la région.

Il s’agira d’une question d’argent, puisqu’Alexandra Tzavaras indique que le transport ne représente pas une grosse partie des coûts d’une pièce de viande, donc si Des Praz est compétitif au niveau de ses prix, il réussira à se faire une place dans son restaurant, estime-t-elle.

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