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Une sénatrice demande la démission de la commissaire de la GRC

Brenda Lucki lors d'une conférence de presse.

La commissaire de la Gendarmerie royale du Canada, Brenda Lucki.

Photo : The Canadian Press / Justin Tang

La sénatrice saskatchewanaise Lillian Dyck demande la démission de la commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Brenda Lucki, après une série de commentaires prononcés la dernière semaine sur le racisme systémique.

Le racisme systémique fait référence à la discrimination ancrée dans certaines organisations qui désavantage les minorités. Les défenseurs des droits civils soutiennent que le système de justice pénale traite les Autochtones et les Noirs différemment et que ces communautés sont touchées de façon disproportionnée par la violence policière.

Au cours de la semaine dernière, Mme Lucki a dit qu'elle avait de la difficulté à définir ce qu’est le racisme systémique. Elle a ajouté qu’il y avait des préjugés inconscients dans les rangs de la police fédérale.

Ce n’est toutefois que deux jours après cette déclaration que la commissaire a formellement reconnu qu’il y a bel et bien du racisme systémique à la GRC.

Aujourd'hui, il est clair qu'elle ne possède pas les connaissances ou les qualités de leadership nécessaires pour tenir sa promesse, a déclaré la sénatrice Lillian Dyck dans un communiqué envoyé lundi, qui demande à ce que la commissaire Lucki démissionne ou qu'elle soit relevée de ses fonctions immédiatement.

Lillian Dyck photographiée devant un mur blanc.

La sénatrice saskatchewanaise est membre de la Première Nation crie Gordon. Elle est reconnue pour son travail contre la discrimination fondée sur le sexe dans l'élaboration des politiques autochtones.

Photo : Radio-Canada / Jason Warick

Lors d'un point de presse la semaine dernière, le premier ministre Justin Trudeau a témoigné de sa confiance en Brenda Lucki et en sa capacité de remplir ses fonctions dans son rôle actuel pour lutter contre le racisme systémique.

Les propos récents de la commissaire Lucki montrent qu'elle ne comprend pas pleinement la notion de racisme systémique; elle ne sera donc pas en mesure de mettre en oeuvre ou de concevoir les mesures pour éliminer le racisme systémique au sein de la GRC, affirme cependant, la sénatrice Lillian Dyck.

Sa volte-face inexpliquée [de la semaine dernière] quant à l'existence du racisme systémique au sein de la GRC est paradoxale et inacceptable de la part d'une leader.

Lillian Dyck, sénatrice

Dans son communiqué, la sénatrice a tenu à rappeler que, lors d’une audience de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues ou assassinées, la commissaire de la GRCavait promis que le corps policier allait faire mieux dans le dossier du racisme.

La population canadienne et, en particulier, les femmes autochtones méritent d'avoir la ou le meilleur commissaire qui soit, capable de lancer et de mener à terme les changements nécessaires au sein de la GRC pour assurer notre sécurité et nous protéger contre la violence. Tout le monde au Canada, y compris les membres de la GRC, en bénéficiera, a-t-elle ajouté.

Avec les informations de John Paul Tasker

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