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Ottawa et la C.-B. financent sept projets pour sauver le saumon

Deux chercheurs pêchent du saumon sur un lac de la Colombie-Britannique.

Le fonds destiné au saumon de la Colombie-Britannique est un programme financé à 70 % par Ottawa et à 30 % par le gouvernement provincial.

Photo : Fournie par UBC

Le gouvernement fédéral, de pair avec le gouvernement de la Colombie-Britannique, annonce le financement de sept projets pour la sauvegarde des habitats du saumon.

Durant les cinq prochaines années, 3 millions de dollars seront accordés pour ces projets grâce au Fonds de restauration et d’innovation pour le saumon de la Colombie-Britannique.

Ces projets aideront les saumons à remonter en amont pour atteindre leurs frayères, à nous fournir de nouvelles informations sur leurs habitats et leurs populations et contribuer à nos efforts pour avoir une saine population de saumon dans le Pacifique, écrit la ministre de l’Agriculture de la Colombie-Britannique, Lana Popham.

Des recherches dans le grand large

Les saumons passent la majeure partie de leur vie dans l'océan et pourtant, peu de recherches y sont faites, explique le conseiller scientifique de la Fondation du saumon du Pacifique, Brian Riddell.

Il explique qu'il peut être difficile de s'y rendre et d’y récolter des échantillons, ce qui augmente le coût des recherches. L'année dernière, la Fondation a toutefois reçu l'appui d'Ottawa et de la province afin de continuer une étude dans le golfe de l'Alaska.

La Fondation a reçu près de 650 000 $ pour un projet qui s’étale sur deux ans afin de relever des échantillons à l’aide d’un chalut, ces filets en forme d’entonnoir attaché à l’arrière d’un bateau. Il s’agit d’étudier l’abondance, mais aussi la santé des poissons durant l’hiver et de déterminer les potentiels conflits entre les alevinières et les poissons sauvages.

À l’Université de la Colombie-Britannique, le professeur à la faculté de foresterie, Scott Hinch, étudie quant à lui l’impact de la pêche sportive chez les poissons et plus spécifiquement ce qu’il advient de ceux qui sont attrapés puis relâchés.

Un homme, que l'on voit de dos, pêche dans une rivière.

Personne ne sait vraiment ce qu'il advient des poissons une fois qu'ils sont relâchés, s'ils survivent et dans quelles conditions, explique le professeur Scott Hinch.

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Ce n’est pas parce qu’un poisson se sauve en nageant loin d’un bateau qu’il va bien, indique-t-il. Il est donc important d’établir un guide des meilleures pratiques pour ce type d’activité afin de s’assurer que la santé du poisson est respectée, ce qui n’a encore jamais été fait, selon le chercheur.

Libérer la rivière

À 80 km au nord de Squamish, la directrice de la Squamish River Watershed Society, Edith Tobe, est elle aussi bien heureuse d'avoir pu bénéficier de cet appui du gouvernement.

Depuis des années, ils tentent, en collaboration avec la nation Squamish, de retirer de la rivière Elaho trois barrières qui se sont formées avec des roches aussi grandes que des maisons. Le passage ainsi libéré permettra aux saumons chinook de passer.

C’est un projet extrêmement excitant pour nous et pour la communauté de Squamish, dit-elle.

Une équipe de travail se trouve au pied d'une immense roche dans la rivière Elaho.

Il a fallu 2 ans pour retirer la première des trois immenses barrières de roche qui se sont formées il y a des années sur la rivière Elaho.

Photo : Squamish River Watershed Society

Mise en place du dénombrement autonome

Le dénombrement des poissons d’une rivière peut s’avérer une entreprise très coûteuse qui nécessite habituellement une équipe sur place, transportée par avion avec l’équipement, et la mise en place d’un camp.

La Commission des pêches de Skeena veut cependant remédier à ce problème en testant le dénombrement autonome à l’aide de caméras de surveillance et d’ordinateurs installés sur la rivière Bear, à quelque 200 km au nord de Smithers.

C’est important de surveiller l’évolution des stocks au cours des années. Il faut avoir une base pour qu'on puisse, dans le futur, comparer les résultats des mesures afin d’améliorer l'habitat [des saumons], explique le biologiste qui travaille sur le projet, Janvier Doire.

Plus de compétition

Les demandes de financement pour les prochains projets liés à la sauvegarde des saumons seront acceptées entre le 15 juillet et le 15 septembre.

Il risque d’y avoir beaucoup de compétitions puisque beaucoup de personnes et d’organisation ont à coeur la conservation des saumons, souligne Brian Riddell de la Fondation du Saumon du Pacifique.

Les communautés autochtones, les organisations de pêches commerciales et d’aquaculture, les organisations de pêche récréative ainsi que les organisations à but non lucratif telles que les institutions de recherche, les centres de conservation ou les universités peuvent tous en faire la demande.

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