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L'érosion de l'Île-du-Prince-Édouard étudiée par un drone

Des chercheurs de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard étudient l'érosion de l'île grâce à un drone.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Vue du littoral au parc provincial de Victoria.

La province perd en moyenne 27 à 30 cm de terre chaque année en raison de l'érosion.

Photo : Julien Lecacheur

Julien Lecacheur

C'est un fait : l'Île-du-Prince-Édouard rétrécit chaque année de quelques dizaines de centimètres. La cause, connue de tous, est l'érosion de son littoral.

Ce phénomène s'est toutefois aggravé avec le temps à cause des changements climatiques, mais il peut être freiné.

C'est dans cet objectif que Luke Meloche et Andy MacDonald sont en cette matinée de juin sur la plage du parc provincial de Victoria, à environ 20 km du pont de la Confédération.

Munis d'un drone, les jeunes hommes vont étudier les conséquences de l'érosion sur le littoral insulaire.

Nous prenons des images de tous les endroits visités chaque année. Comme cela, nous comparons les données année après année. Cette nouvelle technologie facilite notre travail, car [elle] le rend plus précis.

Andy MacDonald, chercheur, centre de recherche sur le climat de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard
Andy MacDonald se tient debout. Il tient dans sa main une perche munie d'un GPS.

Andy MacDonald doit placer des balises sur le terrain étudié afin de pouvoir programmer le vol du drone au-dessus de la zone.

Photo : Laurent Rigaux

Le centre de recherche a acquis l'an dernier un drone d'une valeur de 9000 $ permettant de prendre des centaines d'images en l'espace de quelques minutes.

Cette technologie offre un gain de temps, mais surtout un gain en ce qui concerne la précision, comme l'explique Luke Meloche. Avant, on faisait des mesures par point sur le littoral. Avec cette technique, nous ne pouvions juste tracer une ligne droite. Maintenant, avec les images fournies par le drone, on peut dessiner autant de lignes que nous le souhaitons.

Un drone blanc survole le parc provincial Victoria.

Le centre de recherche sur le climat de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard a déboursé 9000 $ pour l'achat de ce drone.

Photo : Laurent Rigaux

L'Île-du-Prince-Édouard perd en moyenne 30 cm par an

En ce matin, Luke Meloche fait voler son drone pendant 8 minutes à près de 50 mètres de hauteur le long des côtes de Victoria. L'appareil prend plus de 200 photographies à diverses altitudes. Luke Meloche explique que ces passages lui permettent de se rendre rapidement compte de l'évidence.

Chaque année, c'est la même chose, le recul de la terre est impressionnant. On peut le voir aux débris qui jonchent la côte. Rien que cette année, je dirais que le littoral a reculé d'un pied, soit environ 30 cm.

Luke Meloche, pilote de drone, centre de recherche sur le climat de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard
Luke Meloche, dépose le drone sur l'arrière de son camion.

Luke Meloche est pilote de drone pour le centre de recherche. Cet appareil permet de prendre des centaines de photos lors de chaque vol.

Photo : Laurent Rigaux

Malgré tout, les deux chercheurs ne perdent pas espoir. Vous savez, l'érosion ne s'arrêtera pas, vous pouvez juste la ralentir, soupire Andy MacDonald. Et d'ajouter qu'il s'agit d'une sorte de jeu entre l'eau et la terre. C'est un jeu, au final, combien êtes-vous prêt à dépenser pour obtenir une récompense? Il existe de nombreuses facettes de l'érosion à l'Île-du-Prince-Édouard, conclut-il.

Les deux chercheurs arpenteront au total cette année plus de 65 lieux à travers la province. Un rapport sera ensuite remis au gouvernement provincial d'ici la fin de l'année.

Des investissements seront nécessaires pour ralentir le phénomène de l'érosion qui ronge un peu plus chaque jour cette île composée majoritairement de sables rouges.

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