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Les jeunes d’âge préscolaire et l’utilisation des écrans

Une jeune enfant assise sur un canapé en train de regarder l'écran d'une tablette électronique.

L'étude vise à déterminer les habitudes d'utilisations des écrans des enfants néo-écossais.

Photo : iStock

Radio-Canada

Une chercheuse de l’Université Sainte-Anne en Nouvelle-Écosse tente de déterminer les effets négatifs et positifs du temps d’écran chez les jeunes d’âge préscolaire. Caroline Fitzpatrick effectuait déjà son étude dans le cadre du Laboratoire d’études sur la petite enfance lorsque la crise de la COVID-19 est venue modifier ses plans.

C’est dès l’été 2019 que la professeure en psychologie à l’Université Sainte-Anne a obtenu le financement pour étudier l’usage des écrans chez les jeunes d’âge préscolaire dans la province.

Cet hiver, son équipe et elle commençaient leur collecte de données lorsque la crise de la COVID-19 est arrivée. Sachant que l’usage de la technologie a pris un nouveau sens avec la crise, la chercheuse a souhaité adapter sa recherche.

On a décidé de se servir un peu de cette expérience naturelle pour modifier un petit peu nos objectifs de recherche et d’essayer de peut-être de mieux comprendre comment est-ce que les familles avec de jeunes enfants, qui subissent de grandes transformations dans leurs activités habituelles de tous les jours, [...] vont utiliser les écrans et les médias numériques durant cette grande crise internationale, explique Mme Fitzpatrick.

Le questionnaire a donc été modifié afin de mieux cerner les changements qui se sont opérés au sein des unités familiales depuis le mois de mars. Ça va être important aussi de voir l’évolution de cet usage-là [après la crise], affirme-t-elle.

Caroline Fitzpatrick souhaite aussi étudier comment l’usage des écrans évoluera après la fin de la crise. Est-ce que cet usage-là va descendre ? Est-ce qu’il va rester similaire ? Est-ce qu’il va continuer à augmenter?

La femme pose pour la caméra.

Caroline Fitzpatrick est professeure en psychologie à l'Université Sainte-Anne en Nouvelle-Écosse.

Photo : Liam Hanks

Un consortium international

La professeure de l’Université Sainte-Anne n’est pas la seule à tenter de comprendre les habitudes d’écran des familles. Un consortium international, le CAFE recueille des informations un peu partout à travers le monde. On s’est donné comme mission de développer un outil de mesure qui pouvait prendre en compte, mieux considérer, comment les adultes et les enfants utilisent ces nouveaux écrans-là qui sont interactifs , explique-t-elle.

Le but de cette étude est de comprendre les conséquences, négatives et positives, de l’utilisation des écrans. [On va pouvoir] voir dans quelles conditions particulières est-ce que les écrans sont peut-être le plus nuisibles. Mais d’un autre côté, on va pouvoir aussi examiner les conditions sous lesquelles les écrans ont la possibilité d’être aussi bénéfiques.

Comme certaines données ont été recueillies un peu partout dans le monde dans les deux dernières années, celles recueillies lors de la phase actuelle de recherche permettront de comparer l’évolution de la relation des enfants avec les écrans avant et pendant la crise de la COVID-19.

Familles néo-écossaises recherchées

Caroline Fitzpatrick et son équipe cherchent 300 familles néo-écossaises ayant des enfants d’âge préscolaire, âgés entre 2 et 4 ans, francophones ou anglophones, afin de participer à l’étude (Nouvelle fenêtre) qui se fera pour l’instant à distance. Les familles intéressées auront à remplir deux questionnaires en ligne, un premier dans les prochaines semaines et un deuxième d’ici six mois à un an.

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