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COVID-19 : 350 millions de personnes à risque élevé dans le monde

Ces personnes devraient adopter des gestes de distanciation sociale adaptés et être priorisées lors de futures campagnes de vaccination, croient les auteurs de l'étude.

Un employé portant des gants tient un masque sur la bouche et le nez d'un homme alité en jaquette d'hôpital.

Un Mexicain diabétique de 62 ans atteint de la COVID-19 est pris en charge par un employé de la Croix-Rouge avant son transfert vers un autre hôpital de Mexico.

Photo : Reuters / Edgard Garrido

Agence France-Presse

Près de 350 millions de personnes dans le monde risquent d'être durement atteintes par la COVID-19 et nécessiteraient une hospitalisation en cas de contamination, selon une étude britannique publiée mardi.

On sait que le nouveau coronavirus touche très inégalement les humains en fonction de multiples facteurs liés à l'état de santé, à l'âge, au sexe et autres.

Le SRAS-CoV-2 laisse ainsi indemnes dans une très grande majorité les jeunes gens en bonne santé et touche au contraire souvent durement les personnes âgées atteintes de maladies chroniques comme le diabète.

En fonction de ce que l'on sait des facteurs de risque, des chercheurs britanniques ont cherché à établir pour 188 pays les risques différenciés pour les populations selon l'âge, le sexe et l'état de santé.

Les résultats, publiés dans la revue médicale britannique The Lancet Global Health, montrent que 1,7 milliard d'humains, soit 22 % de la population mondiale, présentent au moins un facteur de risque qui les rend plus susceptibles d'avoir une forme grave de COVID-19.

Parmi ceux-ci, 349 millions de personnes sont particulièrement à risque de développer une forme sévère de la maladie et auraient besoin d'être hospitalisées en cas de contamination.

À l'heure où les pays sortent du confinement [...] nous espérons que nos estimations fourniront un point de départ utile aux gouvernements qui cherchent les moyens de protéger les plus vulnérables d'un virus qui continue de circuler, commente l'auteur principal de l'étude, Andrew Clark, de la London School of Hygiene and Tropical Medicine.

Le chercheur cite le fait de conseiller aux personnes les plus à risque d'adopter les gestes de distanciation sociale adaptés ou de les rendre prioritaires pour de futures campagnes de vaccination.

La proportion d'habitants à risque est plus faible dans les régions où la population est plus jeune. C'est le cas de l'Afrique, où 16 % de la population présente un facteur de risque face au nouveau coronavirus, soit 283 millions sur une population totale de 1,3 milliard.

En Europe, cette part est de 31 %, soit 231 millions sur une population de 747 millions.

Mais une plus forte proportion de cas sévères pourraient être mortels en Afrique en raison en particulier de la faiblesse des infrastructures sanitaires, souligne Andrew Clark.

En outre, les pays africains ayant les plus fortes proportions de cas de sida, comme le Lesotho, sont plus à risque vis-à-vis de la pandémie.

Parallèlement, des îles comme l'île Maurice ou les îles Fidji présentent des risques accrus en raison d'une forte proportion de la population souffrant de diabète, l'un des facteurs aggravants pour cette maladie virale, selon l'étude.

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