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Transat va « passer à travers », assure son président

L'entreprise continuera d'exister après la pandémie, même si la vente à Air Canada échoue, jure-t-il.

La queue d'un avion d'Air Transat, alors qu'on voit une pancarte de dos d'âne à l'avant.

L'entrevue de Jean-Marc Eustache, président et chef de la direction de Transat, avec Gérald Fillion, à RDI économie.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

« Compte tenu des circonstances, ça ne va pas si mal », assure le président et chef de la direction de Transat, Jean-Marc Eustache, qui se prépare à relancer les activités de la compagnie le mois prochain.

Dans une rare entrevue accordée à RDI économie, le cofondateur d'Air Transat convient que la pandémie de COVID-19 a fait mal à l'entreprise qu'il a contribué à mettre au monde il y a maintenant 42 ans. Il s'agit, selon lui, de la crise la plus importante de sa carrière.

Mais tout n'est pas perdu. Nous allons passer à travers cette crise-là d'une façon ou d'une autre, a déclaré M. Eustache au micro de Gérald Fillion, lundi.

Oui, sa société a déclaré une perte nette de 180 millions de dollars au deuxième trimestre. Mais il est exclu pour l'instant de placer celle-ci sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. Ce n'est même pas quelque chose qu'on envisage, certifie M. Eustache.

Optimiste, Transat a même annoncé le jour du dévoilement de ses résultats financiers la reprise de 23 liaisons pour le 23 juillet, sans avoir la garantie que les frontières seront rouvertes.

M. Eustache sur la scène, prêt à prendre la parole.

Jean-Marc Eustache lors de l'assemblée annuelle des actionnaires de Transat, en mars dernier.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Quant à la transaction qui devrait faire passer le transporteur québécois dans le giron d'Air Canada d'ici la fin de l'année, M. Eustache estime qu'elle a toutes les probabilités de se réaliser malgré les inquiétudes de la Commission européenne et la précarité des finances d'Air Canada.

En ce qui a trait aux avertissements donnés par le Bureau de la concurrence, le cofondateur de Transat rappelle que c'est le gouvernement Trudeau qui aura le dernier mot.

Ce scénario du full block est d'ailleurs prévu dans la convention d'arrangements entre les actionnaires et Air Canada, explique-t-il. Si le gouvernement refuse la transaction [...], Air Canada nous donne 20 millions [de dollars], merci bonjour, et nous continuerons.

Car, transaction ou pas, Transat sera là et continuera d'exister d'une façon ou d'une autre, atteste M. Eustache.

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