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La conjointe du tueur de Portapique renonce à son héritage de 1,2 M$

Devanture de La clinique de prothèses dentaires Atlantic Dentures gardée par un périmètre de sécurité et une voiture de police.

La clinique de prothèses dentaires Atlantic Dentures est la propriété du tueur de Nouvelle-Écosse.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

La Presse canadienne

La conjointe du responsable de la tuerie en Nouvelle-Écosse renonce à sa succession, évaluée provisoirement à plus de 1,2 million de dollars.

La femme, que la police a qualifiée jusqu'ici de « conjointe de fait » de Gabriel Wortman, est la seule héritière et exécutrice testamentaire de la succession du tueur.

Dans un document déposé devant le tribunal pour homologation le 25 mai dernier, la femme souhaite toutefois renoncer à son statut d'héritière et elle demande que la succession soit administrée par le Curateur public.

Le denturologiste de 51 ans a assassiné 22 personnes et brûlé plusieurs résidences dans cinq localités de la Nouvelle-Écosse les 18 et 19 avril. La police a indiqué qu'il avait commencé sa tuerie après avoir agressé sa conjointe dans l'une de ses propriétés à Portapique, en Nouvelle-Écosse.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a déclaré que la femme avait réussi à s'échapper et à se réfugier dans les bois, où elle a passé toute la nuit. Selon la police, la femme est sortie de sa cachette le matin du dimanche 19 avril, est allée chez un voisin et a contacté la police pour l'informer que Wortman conduisait une réplique d'un véhicule de la GRC et possédait plusieurs armes à feu.

Wortman a finalement été tué par la police quelques heures plus tard dans une station-service d'Enfield, à une centaine de kilomètres de chez lui.

Un policier en noir se rue vers un groupe de policiers en vêtements militaires attroupés.

Les derniers instants de la traque du suspect, le 19 avril 2020 à une station-service d'Enfield, en Nouvelle-Écosse.

Photo : La Presse canadienne / Tim Krochak

Le testament précise que le tueur possédait notamment six propriétés à Portapique et à Halifax, d'une valeur totale de 712 000 $, et 500 000 $ en actifs divers. Wortman possédait par ailleurs deux cliniques de prothèses dentaires, à Dartmouth et à Halifax; il a aussi légué toutes les actions des deux entreprises à sa conjointe de fait.

Le Curateur public est responsable du paiement des dettes et des impôts impayés du défunt et est chargé de fournir dans les trois mois un inventaire complet des actifs. La demande du 25 mai pour remettre les biens au Curateur public a été approuvée le 11 juin par la Cour de la Nouvelle-Écosse, puisque toutes les renonciations requises avaient été déposées.

Certains membres des familles des victimes ont demandé aux tribunaux la permission d'intenter une action collective afin de poursuivre la succession en réparation de leurs pertes et souffrances à la suite de la tuerie.

L'avocat Robert Pineo a estimé que leur réclamation dépasserait probablement de loin la valeur nette de la succession, mais constituerait une forme de justice contre le tireur et pourrait aider les victimes à obtenir plus d'informations sur ce qui s'est passé cette fin de semaine là.

Le testament de Wortman, rédigé sur quatre pages, est daté du 29 mars 2011. Il y précise que sa conjointe de fait, qu'il appelle sa compagne/amie, devait avoir les pleins pouvoirs pour ses obsèques. Il ordonnait que son corps soit enveloppé dans une couverture de la baie d'Hudson et enterré dans une crypte en béton au cimetière de Portapique, sans service funéraire ni notice nécrologique.

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