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Edmonton étudie la question du racisme et du rôle de la police

Une manifestante tient une affiche de George Floyd sur laquelle il est écrit : « Je ne peux plus respirer. »

La mort de George Floyd a incité Edmonton à s'interroger sur le rôle de sa police et ses méthodes.

Photo : Radio-Canada / Danielle Kadjo

Doit-on réformer la police d’Edmonton et comment? Une soixantaine de personnes qui y résident se sont risquées à présenter leurs idées sur le sujet devant le conseil municipal lors d'une audience publique lundi matin.

L’audience fait suite à de récentes manifestations dénonçant le racisme et la brutalité policière qui ont réuni des milliers de personnes dans les rues de la capitale albertaine.

La section locale de l’organisme Black Lives Matter a également lancé une pétition appelant notamment à un gel du financement de la police municipale et à un réinvestissement des augmentations prévues dans des organismes communautaires. Plus de 11 250 personnes y ont apposé leur signature.

Moins d'argent, plus de surveillance

Cet engagement populaire a incité le conseil municipal à examiner une douzaine de réformes potentielles dans un avis de motion. La question du budget de la police y est abordée ainsi que celle de certaines pratiques controversées comme les contrôles d’identité ou le déploiement de caméras d'intervention.

Le conseil municipal propose également de faire pression sur la province pour établir un corps indépendant responsable d’enquêter sur les plaintes du public à l’encontre des policiers et des agents de la paix.

Il souhaite aussi analyser les appels reçus par la police pour voir si certains pourraient être mieux traités grâce à des partenariats avec des travailleurs sociaux ou en santé mentale.

La population divisée

Cette question a occupé plusieurs des personnes ayant participé à l’audience publique, dont Amanda Buchner. Elle a rappelé que les appels à la réduction du budget de la police s’accompagnent d’une demande de mieux financer les programmes de santé mentale et les organismes communautaires.

Certains intervenants ont fait part de situations qu'ils avaient vécues au contact avec la police en évoquant des contrôles d’identité ciblés sur leur origine ethnique et des arrestations qui semblaient arbitraires.

Un membre des forces de police, Bruce Phillips, a toutefois dit au conseil municipal qu'il trouvait dangereux de remplacer des agents par des travailleurs sociaux dans certaines situations.

Pour sa part, le député fédéral conservateur Kerry Diotte a souligné que le moment était mal choisi pour procéder à des réformes, les émotions étant encore fortes après la mort de George Floyd.

Le conseil municipal a prévu trois jours pour entendre tous ceux qui souhaiteraient participer à la discussion.

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