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Des films québécois en compétition au Festival du film d’animation d’Annecy

Le personnage regarde vers le haut dans une église.

Le prêtre Barnabé dans le court-métrage « Moi, Barnabé »

Photo : ONF

Radio-Canada

Quatre films canadiens sont en compétition au Festival international du film d’animation d’Annecy, qui ouvre ses portes de manière virtuelle aujourd’hui. Il s’agit du plus important festival d’animation au monde.

Quatre films de l’Office national du film (ONF) sont en compétition cette année : Physique de la tristesse, de Théodore Ushev, qui vient de gagner l’Iris du meilleur court-métrage d’animation; Moi, Barnabé, du réalisateur québécois Jean-François Lévesque; Altötting, d’Andreas Hykade; et L'abeille et l'orchidée, de Frances Adair Mckenzie. Ces trois derniers y seront présentés en première mondiale.

Le coq symbolique

Moi, Barnabé, raconte l’histoire du curé d’un petit village qui reçoit la visite d’un coq qui va bouleverser sa vie. On pourrait dire que le prêtre Barnabé habite un petit village au Québec, raconte Jean-François Lévesque en entrevue avec la chroniqueuse culturelle de Tout un matin, Eugénie Lépine-Blondeau.

L'homme regarde la caméra.

Le réalisateur Jean-François Lévesque

Photo : ONF

Cette apparition d’un coq fait vivre au curé une crise spirituelle. Il est aux prises avec ses démons. Il a besoin de prendre conscience de son ego pour prendre du recul face au drame intérieur qu’il vit, précise le réalisateur.

J’ai grandi dans un village du Québec, et dans la plupart des églises, on a un coq au sommet du clocher. C’est la même chose en France. Je me suis toujours questionné sur ce symbole, il y a plusieurs significations, mais ça me permet d’expliquer l'apparition qui est une matérialisation du coq en plomb au sommet de son église.

Une citation de :Jean-François Lévesque

Un film qui a nécessité de longues années à produire et à réaliser. D’ailleurs, le réalisateur a cessé de compter, tant le temps s’est étiré depuis le début de son film, qu’il qualifie de très personnel.

Le personnage du prêtre est assis avec un coq.

Une scène du court-métrage « Moi, Barnabé »

Photo : ONF

Un festival virtuel visible partout dans le monde

Évidemment, le réalisateur devait se rendre à Annecy, mais la pandémie de la COVID-19 a changé les plans. Toutefois, le réalisateur y voit un aspect positif. Pour la première fois, les gens de partout dans le monde ont accès à la programmation, se réjouit-il.

En effet, les gens friands de films d’animation pourront voir la majorité des films présentés en achetant une accréditation. Cependant, certains films ne pourront être visionnés qu’en France en raison de la géolocalisation.

De plus, une discussion avec la réalisatrice et les trois réalisateurs en compétition se tiendra le 18 juin à 12 h.

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