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Bombardier exclue des principaux indices de la Bourse de Toronto

Le stationnement de la compagnie Bombardier est vide.

Bombardier sera exclue des principaux indices de la Bourse de Toronto le 22 juin 2020.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Dès lundi prochain, l'entreprise Bombardier ne fera plus partie de l’indice composé S&P/TSX ni de l’indice S&P/TSX 60 de la Bourse de Toronto, qui regroupent les compagnies les plus importantes au pays.

Le producteur de cannabis Hexo, de la région d’Ottawa, le franchiseur québécois de restauration MTY et l’entreprise torontoise Extendicare, qui fournit des services dans des foyers de soins de longue durée, seront également exclus de l’indice composé.

Une poignée d’entreprises du secteur de l’énergie, dont la pétrolière albertaine Baytex, subiront le même sort.

Des plants de cannabis dans une serre.

Le producteur de cannabis Hexo, qui éprouve également des difficultés financières, ne figurera plus parmi les titres de l'indice composé S&P/TSX.

Photo : Radio-Canada / Philippe de Montigny

Ces changements, qui entreront en vigueur le 22 juin prochain, surviennent après une évaluation trimestrielle des indices boursiers par la société-conseil Standard & Poor’s, qui gère aussi le Dow Jones.

Réaction de Bombardier

Cette mesure ne change ni nos priorités à court terme ni nos objectifs à long terme. L’action de catégorie B de Bombardier continuera d'être inscrite et négociée sur cette bourse, et d’être accessible comme l’une des actions les plus actives, a répondu par courriel la porte-parole de l’entreprise, Jessica McDonald.

Plusieurs facteurs encadrent l’admissibilité d’une action à l’indice composé, y compris sa capitalisation boursière et la liquidité des titres négociés. Un titre est dit illiquide s’il y a trop peu d’acheteurs ou de vendeurs, ce qui veut dire qu’il ne peut être échangé à un cours qui reflète réellement sa valeur boursière.

Le retrait reflète le cours de l’action et la capitalisation boursière de Bombardier qui sont actuellement touchés par la pandémie de COVID-19 alors que nous travaillons aussi à achever notre transformation et clore nos cessions d’actifs annoncées antérieurement, affirme la porte-parole.

L’action de Bombardier a perdu plus de 70 % de sa valeur cette année et n’a pas été échangée pour plus d’un dollar depuis le début du mois de mars. Sa valeur dépassait 5 $ il y a deux ans seulement.

Éric Martel lors d'une entrevue.

Éric Martel, président et chef de la direction de Bombardier

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Je pense que c’est connu, on a un défi sur notre bilan avec une dette qui est très lourde. Il y a un plan de match pour redresser et assainir notre bilan : la vente d’actifs, a concédé le nouveau président et chef de la direction de Bombardier, Éric Martel, en entrevue à RDI économie le mois dernier.

Il a souligné que la vente de la division ferroviaire au groupe français Alstom est la grande transaction qui va nous permettre de complètement restructurer l’organisation.

La vente de Bombardier Transport doit encore obtenir le feu vert des autorités réglementaires européennes, qui scrutent cette transaction à la loupe.

Algonquin Power et CAPREIT font leur entrée

En plus de Bombardier, l’ancien fleuron ontarien BlackBerry sera également supprimé de l’indice S&P/TSX 60 lundi prochain.

Algonquin Power et la société torontoise de logement Canadian Apartment Properties Real Estate Investment Trust (CAPREIT) prendront leur place parmi les 60 sociétés de grande capitalisation boursière.

Une affiche rouge de location d'appartements.

La société CAPREIT compte des immeubles d'appartements et de maisons en rangée, partout au pays.

Photo : Robin De Angelis/CBC

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