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Qui sont ces apprentis préposés aux bénéficiaires?

Des aspirants préposés masqués suivent un cours dans une salle de classe.

Début de la formation professionnelle accélérée des préposés aux bénéficiaires.

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

Près de 10 000 futurs préposés aux bénéficiaires entament leur nouvelle carrière, lundi, dans les centres de formation du Québec. Couturière, commerçant : les apprentis proviennent de tous les milieux, mais ont en commun de vouloir changer le monde à leur façon.

À Québec, la file était longue, tôt lundi matin, au Centre de formation professionnelle Fierbourg, qui accueillait la première cohorte des 484 élus sur 1700 candidatures à la formation rémunérée.

Portrait de Marie-Ève, une femme en début quarantaine portant un masque et des lunettes fumées.

Marie-Ève Gagné, de Beauport, était couturière avant la pandémie.

Photo : Radio-Canada

De couturière à préposée aux bénéficiaires

Parmi eux, Marie-Ève Gagné, de Beauport, n’est aucunement issue du milieu de la santé. En fait, elle était couturière avant la pandémie. Mme Gagné est très enthousiaste à l’idée de suivre cette formation accélérée.

Je suis fébrile. Personnellement, je me suis occupée de ma grand-mère pendant deux ans, donc j'ai un petit background qui fait que je veux aider les gens dans l'avenir. J'ai hâte de voir ce que sera la formation, lance-t-elle.

Les premières personnes dans la file pour entrer dans les locaux de formation, lundi matin.

Les premières personnes dans la file pour entrer dans les locaux de formation, lundi matin.

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

Martin Gagné, de Québec, était pour sa part dans le commerce de détail.

C'est vraiment le désir d'aider les autres. Après un moment comme on vient de passer, j'ai fait une petite introspection sur moi-même. J'avais envie de vivre autrement. D'être un peu moins axé sur le superficiel et plus sur les gens, raconte-t-il.

Je me sens très privilégié de faire partie de cette première cohorte.

Martin Gagné, de Québec

Michel Nadeau, de Boischatel, provient de son côté du domaine de la comptabilité.

Je veux prendre soin des gens, distribuer de l'amour. J'étais dans un domaine où on est confinés dans un bureau. L'opportunité est arrivée, et je me suis dit que c'est en plein ça que je voulais, souligne-t-il.

La file pour entrer dans les locaux à la première journée de formation.

La file était longue pour cette première journée de formation.

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

Du côté de Montréal, Daniel Simard, 50 ans, s'est rendu lundi matin au Centre de formation Antoine-de-Saint-Exupéry. Avant la pandémie, il travaillait dans une entreprise d’assemblage de produits d’entreposage.

J’ai hâte de faire une différence dans la vie. Ça fait longtemps que ça m’intéresse. Ma conjointe est dans le domaine depuis plus de 28 ans, a-t-il confié à l'émission Tout un matin.

Dès que je perdais un emploi, le chômage ne voulait pas payer le cours, un centre de formation non plus. Ce que monsieur Legault a proposé, la formation payée, pour moi, je me suis inscrit le premier jour, dit-il.

Autonomie dans trois mois

Si tout va bien, les apprentis préposés aux bénéficiaires pourront travailler de façon autonome en CHSLD à compter de septembre.

Parmi les critères de sélection retenus, la motivation des postulants à l'idée de pourvoir cet emploi qui n'est pas fait pour tout le monde.

Dans le processus d'admission, on regardait les préalables qui devaient être requis pour la formation : 18 ans, secondaire 3, mais l'emphase était surtout mis sur l'attitude, l'engouement pour aller dans cette formation-là. Comment les gens se positionnaient? Et quelles étaient leurs intentions et leur vision? explique la directrice de Fierbourg, Mélissa Laflamme.

Défi colossal

Le défi de préparation a été colossal pour les gestionnaires de Fierbourg étant donné le court délai et le contexte de pandémie.

C’est dans un délai assez court de deux semaines où on a eu à préparer cette formation. Aujourd'hui, c'est l'accueil de tous nos élèves. Donc, 484 élèves qui ne se connaissent pas nécessairement et qui arrivent de tous les milieux, souligne Mme Laflamme.

En tout, les apprentis ont été séparés en 22 classes de 22 élèves.

Une partie de la formation en classe sera théorique, une autre partie sera laboratoire, et ensuite ils s'en vont en milieu de soin, en CHSLD, avec une partie de la formation aussi qui se fait à distance.

La région de la Capitale-Nationale s'est vue octroyer 587 places rémunérées dans le contexte des efforts du gouvernement du Québec pour former 10 000 préposés d’ici l’automne.

Avec les informations de Hadi Hassin

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