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Nouvelle ère dans le secteur du recyclage à Montréal

Des matières recyclables.

Une organisation sans but lucratif de la région de Québec devient le nouveau gestionnaire du centre de tri de Lachine.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Ville de Montréal a trouvé un nouveau gestionnaire pour le centre de tri de Lachine. Il s’agit d’une organisation sans but lucratif de la région de Québec qui est reconnue pour la qualité des matières qu’elle trie. Une entreprise privée tente d’acquérir le centre de tri de Saint-Michel.

L’administration de Valérie Plante a choisi d’accorder le contrat pour le traitement des matières recyclables au centre de tri de Lachine à la Société Via, une organisation sans but lucratif de la région de Québec. Le contrat, conclu de gré à gré, est d’une valeur de 59 580 113 $. Il est d’une durée de dix ans. Avec cette entente, Montréal veut améliorer la qualité de la matière triée dans le centre de Lachine.

L’accord prévoit des cibles de qualité et de récupération pour les matières triées. Il oblige aussi le gestionnaire du centre à atteindre les standards de qualité demandés par les récupérateurs québécois de fibres, de plastiques et de métaux. Le contrat prévoit aussi l’embauche, dans une proportion de 60 %, de personnes avec une limitation fonctionnelle.

La centre de tri de Lachine, qui a été construit au coût de 50 millions de dollars par la Ville de Montréal et inauguré en novembre dernier, était auparavant opéré par Rebuts Solides canadiens, une filiale du groupe français Tiru.

En février, l’entreprise s’est placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. La crise dans l’industrie du recyclage engendrée par la fermeture des frontières chinoises et la baisse de la valeur des matières sur les marchés mondiaux ont fait fondre les profits de l’entreprise et l’ont acculée à la faillite. Depuis, la ville cherchait un repreneur afin que la collecte des matières recyclables se poursuive et qu’aucune matière ne se retrouve à l’enfouissement.

Une entreprise intéressée par le centre de tri de Saint-Michel

Pour le centre de tri de Saint-Michel qui est en opération depuis plusieurs années et dont les installations sont vieillissantes, la compagnie Ricova s’est montrée intéressée à en devenir le gestionnaire. La transaction serait imminente. Selon des sources, le coût de la transaction oscillerait entre cinq et dix millions de dollars. Ricova veut acheter les bâtiments, les équipements et les camions de Rebuts Solides canadiens.

La compagnie Ricova, qui est bien connue dans l’industrie du recyclage, veut aussi mettre la main sur le centre de tri de Châteauguay, selon l’avocat de la compagnie, Maurice Trudeau. Ricova achète les contrats pour la gestion des centres de tri, des matières résiduelles, des contrats de collectes municipales et naturellement les équipements qui vont avec camions, conteneurs et autres équipements.

L'entreprise se dit sûre de conclure prochainement la transaction. La direction déplore que la Ville de Montréal accorde un contrat de gré à gré à la société Via, selon Maurice Trudeau, l’opération des deux centres par le même opérateur c’est un gage de succès à plus long terme. Par exemple à Saint-Michel, s’il y a un problème de pannes d’équipements… eh bien, à ce moment-là, on ne peut pas transférer la matière au centre de Lachine, ce sont des gestionnaires différents, alors que si c’était le même, il y a moyen de transférer la matière d’un centre à l’autre.

Jusqu'à 100 000 tonnes de matières recyclables pourraient être traitées chaque année dans le centre de tri de Lachine.

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