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Traverser le Canada pour combattre la dépendance aux jeux vidéo

Capture d'écran du jeu World of Warcraft: Classic Edition

Boromir Vallée Dore était particulièrement actif au jeu « World of Warcraft ».

Photo : Blizzard Entertainment

Dans son autre vie, Boromir Vallée Dore pouvait passer plus de 80 jours par année à peaufiner son personnage virtuel de World of Warcraft. Lundi, il s'envole vers Vancouver et passera environ le même temps à traverser le pays à vélo et à amasser des fonds pour les personnes aux prises avec une dépendance aux jeux vidéo.

J'avais du mal à gérer en fait cette consommation-là de jeux vidéo. Donc, ça avait des impacts sur ma vie personnelle aussi, convient le résident de Québec, étudiant en travail social qui vient de déposer son mémoire de maîtrise après 6 ans.

Je soupçonne que mes 81 jours de World of Warcraft n'ont pas aidé à ce que mon mémoire se dépose plus rapidement, ajoute-t-il, le sourire aux lèvres.

Boromir Vallée Dore, en entrevue à Québec à l'extérieur le dimanche 14 juin 2020.

Boromir Vallée Dore

Photo : Radio-Canada

Quand je jouais, il y avait comme un vide qui s'installait, qui perdurait et que je n'étais pas capable de remplir.

Boromir Vallée Dore

Les fonds amassés par le jeune homme iront à l'organisme Intervenant Gamer qui offre de l'aide aux joueurs et aux joueuses par l'entremise de la plateforme Twitch, lieu de rencontre virtuel de plusieurs adeptes.

On ne voit pas le jeu vidéo comme un démon, c'est-à-dire qu'on utilise le jeu vidéo comme un outil qui permet de créer un lien de confiance, explique l'intervenant bénévole Patrick Breton-L'Italien.

Une fois le contact amorcé, la discussion est plus facile, précise M. Breton-L'Italien. Car au-delà de l'écran, la dépendance au jeu peut prendre racine ailleurs, comme dans une rupture amoureuse, des difficultés professionnelles ou financières.

Abstinent de la console ou du PC depuis février, Boromir Vallée Dore juge que sa remise en question lui a procuré plus d'espace et de temps. Il aborde sa traversée du pays avec sérénité.

Il y a comme un sentiment de liberté relié à ça. Le fait d'avoir deux mois et demi devant moi, puis de juste être sur mon vélo, pédaler, ne pas avoir de trucs clairs à faire, j'aime beaucoup cet espace-là.

Avec les informations de Sébastien Tanguay

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