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Le carême prend fin pour les restaurateurs

Un employé du restaurant Le Cendrillon à Québec nettoie un trancheur de viande.

Les restaurants rouvrent leur salle à manger à partir du lundi 15 juin au Québec.

Photo : Radio-Canada

Les restaurateurs de Québec sont fébriles, car ils peuvent enfin ouvrir leurs salles à manger après trois mois d'arrêt forcé en raison de la pandémie de COVID-19.

Au restaurant Le Cendrillon, le mot d'ordre est créativité, lance le copropriétaire, Carl Dumas. Pour profiter de la cinquantaine de places assises, des rideaux de douche séparent les tables.

L'idée quand tu vas dans un restaurent, ce n'est pas de manger dans un cubicule tu veux voir ce qui se passe autour de toi, entendre les gens, explique-t-il.

Un rideau de douche montrant un ours qui fume le cigare et tire de la mitraillette dans un restaurant.

Pas de panneau de plexiglas au restaurant Le Cendrillon. Les propriétaires ont opté pour des rideaux de douche.

Photo : Radio-Canada

Les plus grands restaurants pourront éviter les cloisons, mais pas sans sacrifice. Au restaurant Archibald de Sainte-Foy, 60 % des 440 places sont retranchées.

Étant donné que c'est vaste, c'est grand, je pense que les gens vont avoir plus de facilité et se sentir plus en confiance, juge le directeur général associé, Yvan Waddel.

Les tables sont séparées au casse-croute chez Pierrot, dans Limoilou.

Les tables sont séparées au casse-croute chez Pierrot, dans Limoilou.

Photo : Radio-Canada / Maxime Denis

Patience

Tous les gens qui pensent que [ce] matin, ils vont aller manger à 8 personnes de 3 maisonnées différentes dans un restaurant, je les invite peut-être à attendre un peu, suggère pour sa part François Meunier, vice-président de l'Association restauration Québec (ARQ).

Car chose certaine, l'expérience sera différente, tant pour le client que pour le personnel. Serveurs et cuisiniers devront arborer masques et visières.

C'est très contraignant, c'est dur pour la respiration, il faut chaud. Ce n'est pas agréable du tout et pour le client c'est très particulier de se faire parler par un chirurgien quand il est devant un verre de vin, illustre Carl Dumas.

Carl Dumas, copropriétaire du restaurant Le Cendrillon à Québec, en entrevue dans son commerce

Carl Dumas, copropriétaire du restaurant Le Cendrillon à Québec

Photo : Radio-Canada

Difficile de prévoir

Au-delà des défis, les clients seront-ils au rendez-vous? Plusieurs restaurants dépendent du tourisme et les prévisions sont bien difficiles à faire présentement. Autrement, ils devront survivre grâce aux habitués.

On a beaucoup de professionnels qui travaillent dans les alentours qui viennent les matins parce qu'on sert des petits déjeuners et des dîners, indique Gratien Bollery, directeur des Trois garçons dans le Vieux-Québec.

Les restaurateurs devront faire preuve d'une grande rigueur dans l'application des mesures d'hygiène et des consignes qui leur sont imposées. Mais pour Carl Dumais, pas question de changer de métier et de jouer à la police.

Si je vois deux couples dans la soixantaine me dire qui sont colocs, je risque de trouver ça un peu louche, mais rendu là...

Avec les informations de Marie-Pier Mercier

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