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Le nombre de cas augmente en Chine pendant que l’Europe rouvre ses frontières

Un travailleur de la santé effectue un test sur une dame. Des centaines d'autres attendent de se faire dépister.

Des centaines de personnes ayant visité le marché Xinfadi, à Pékin, en Chine, sont venues passer un test de dépistage de la COVID-19.

Photo : afp via getty images / Noel Celis

Radio-Canada

Le nombre de cas de COVID-19 continue d’augmenter en Chine, trois jours après la découverte d’un nouveau foyer de contamination à Pékin.

Selon les autorités chinoises, 57 nouveaux cas confirmés de contamination ont été recensés en 24 heures, dont 36 à Pékin. Il s’agit de la plus forte hausse depuis le mois d’avril.

Le nouveau foyer de contamination a été détecté dans le sud de Pékin, dans le marché de Xinfadi, qui vend notamment de la viande, du poisson et des légumes. Ces nouveaux cas ont entraîné le confinement de 11 quartiers résidentiels des environs.

Toutes les personnes qui travaillent dans ce marché ou qui s'y sont rendues depuis le 30 mai doivent également subir un test de dépistage, de même que les habitants des quartiers avoisinants.

Des centaines de policiers et de membres de la police paramilitaire patrouillaient samedi près du marché de Xinfadi.

Les gens ont peur.

Un vendeur de fruits et légumes de Pékin

Dans certains quartiers de Pékin, les habitants étaient cloîtrés chez eux et les commerces et restaurants étaient fermés dimanche.

Réouverture des frontières en Europe

Ce regain d'inquiétude en Chine survient au moment où, en Europe, plusieurs pays s’apprêtent à rouvrir leurs frontières, la maladie étant en net recul.

L'Allemagne, la Belgique, la France et la Grèce doivent rétablir lundi matin la libre circulation avec tous les pays de l'Union européenne. L'Autriche fera de même lundi à minuit. L'Espagne a également avancé au 21 juin la réouverture de ses frontières avec les pays de l'Union européenne, sauf le Portugal.

L’Italie, qui a déjà autorisé les ressortissants de l’Union européenne à venir sur son territoire depuis le 3 juin, vient d’enregistrer deux nouveaux foyers de contamination à Rome, l’un dans un hôpital et le second dans un immeuble squatté.

Un immeuble à logements de 7 étages.

Au moins 17 résidents de cet immeuble de la Piazza Pecile à Rome ont reçu un diagnostic positif à la COVID-19.

Photo : afp via getty images / Tiziana Fabi

Personne ne se faisait d'illusions et ne pensait que les problèmes étaient terminés, a indiqué Ranieri Guerra, le directeur adjoint de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Pour cet infectiologue italien, il ne faut pas se relâcher.

Cela signifie que le virus n'a pas perdu sa contagiosité, il ne faiblit pas, il circule moins, mais il est là.

Ranieri Guerra, directeur adjoint de l'OMS

Ces microfoyers étaient inévitables, mais ils sont limités dans le temps et dans l'espace. Et aujourd'hui nous avons les instruments pour les intercepter et les circonscrire, assure-t-il.

En France, les appels à accélérer le déconfinement se multiplient, le président Emmanuel Macron s'adressera d'ailleurs dimanche soir aux Français.

Le pays espère amorcer la troisième étape du déconfinement le 22 juin afin de permettre la réouverture complète des bars et des restaurants, ainsi que l’ouverture des cinémas et des salles de spectacles.

Avec les informations de Agence France-Presse

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