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Une pétition réclame le retrait de la statue du fondateur de l'Université McGill

La statue est entourée d'arbres.

Le fondateur de l'Université McGill de Montréal a une statue à son effigie sur le campus.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Une pétition en ligne, signée par plus de 2000 personnes, demande que la statue du fondateur de l’Université McGill, connu pour son passé esclavagiste, soit retirée et remplacée par un arbre.

N’importe quel arbre serait plus beau que James McGill, peut-on lire dans la pétition.

Son auteure, Hannah Wallace, estime que la statue du fondateur de l’université montréalaise doit être retirée en raison de son passé esclavagiste. James McGill possédait des esclaves noirs et autochtones [...] et l’Université n’en fait aucune mention sur site Internet, déplore-t-elle.

Dimanche après-midi, plus de 2000 personnes avaient signé cette pétition.

Dans un courriel envoyé aux étudiants vendredi, la vice-chancelière a indiqué que l'Université McGill s'engageait à revoir ses liens avec l'esclavage et le colonialisme. Le sort de la statue de James McGill n'est toutefois pas mentionné dans ce message.

Ce n'est pas la première fois que l'université McGill subit des pressions afin de revoir son histoire. L'an dernier, la direction a annoncé qu'elle abandonnait le nom de ses équipes sportives masculines, les Redmen, jugé insultant et raciste par des étudiants autochtones.

Ces derniers jours, dans la foulée de la mort de l'Afro-Américain George Floyd, les demandes de déboulonnage des statues à l’effigie de personnages controversés se sont multipliées à travers le monde.

Le professeur d’histoire à l’Université Laval, Jonathan Livernois, estime que ce mouvement n’a rien d’anormal.

Déboulonner une statue, ce n’est pas tant jouer contre l’histoire, mais c’est faire l’histoire.

Une citation de :Jonathan Livernois, historien

Certaines villes ont déjà entrepris une réflexion à ce sujet. L’an dernier, la Ville de Montréal s’est défaite du nom de rue controversé Amherst et a rebaptisé cette rue Atateken, un terme qui signifie en mohawk fraternité.

À Toronto, le maire John Tory a mis sur un pied un groupe de travail afin de repenser certains noms de rue. Il s’est notamment dit ouvert à renommer la rue Dundas, qui rend hommage au général Henry Dundas, connu pour avoir retardé l’abolition de l’esclavage de 15 ans dans l’Empire britannique.

Avec les informations d'Eve Caron et de Pierreluc Gagnon.

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