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Julie Robitaille craint pour le développement des athlètes québécois

Elle lève la main sur la glace, sifflet à la bouche, alors que plusieurs joueurs s'activent

Julie Robitaille entraîne de nombreux joueurs de hockey dans son camp de perfectionnement.

Photo : Radio-Canada

Depuis deux semaines déjà, Julie Robitaille milite pour que le gouvernement du Québec permette la reprise des camps d'été de hockey. Bien que la ministre déléguée aux Sports et aux Loisirs, Isabelle Charest, s’est montrée sensible à ses arguments, aucune date officielle n’a encore été avancée pour un retour lors d’une réunion téléphonique tenue jeudi.

Actuellement, on doit attendre le déconfinement des sports d’intérieur et pour ça, il n’y a encore aucune date

Julie Robitaille, propriétaire de l'école de Powerskating Julie Robitaille

Avec la lettre à la ministre Charest, la lettre au député Jean Boulet et avec le protocole de retour qu’on leur a suggéré, ils sont bien conscients que ces écoles de hockey existent. Nous ne sommes pas fédérés, nous ne sommes pas sous la juridiction de Hockey Québec et nous ne sommes pas un camp de jour , déplore l’entraîneuse.

Ses athlètes ont des fourmis dans les patins. Chaque année, près de 3000 jeunes de partout au Québec, de l'Ontario et même de l’Europe viennent profiter de ses conseils.

Les athlètes d’outremer ont été remboursés, car je sais qu’ils ne pourront pas venir. Ceux du Québec peuvent réserver leur place sans payer immédiatement, mais le problème c’est qu’on n'a aucune date. C’est comme ça pour l’ensemble de l’industrie actuellement. On aimerait bien pouvoir planifier nos calendriers. Les parents aussi. Nos trente entraîneurs ont aussi hâte d’être fixés , explique Julie Robitaille.

En réunion téléphonique jeudi, elle a évidemment discuté avec le gouvernement des impacts économiques du confinement.

La grosse pointe de mon année fiscale, c’est la période estivale. Les mois de juillet, août et septembre sont les plus importants. Chaque semaine d’été que je ne saute pas sur la glace avec les athlètes, ça équivaut à un mois de perte pour moi. C’est clair qu’on ne peut pas attendre encore 10 semaines, craint l'entraîneuse.

Retard de développement

Mais elle craint d’abord et avant tout les répercussions sur la santé mentale et physique de ceux qui fréquentent ses camps de développement. Certains le font pour le plaisir, d’autres frappent aux portes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec et même, de la LNH.

La vedette des Bruins de Boston Patrice Bergeron, l’attaquant Alex Chiasson des Oilers d’Edmonton et le défenseur Samuel Girard de l’Avalanche du Colorado font partie des nombreux joueurs professionnels qui ont l’habitude de perfectionner leurs techniques de patin avec elle.

Pousser trop de fonte pour garder la forme peut aussi avoir un effet pervers, prévient Julie Robitaille.

Le secret de la vitesse, c’est la souplesse. Si tu prends trop de masse, tu perds de la souplesse. Quand tu retournes sur la glace, tu es plus fort et plus costaud... mais tu es aussi plus lent et ce n’est pas ce que les athlètes souhaitent. Pour eux, une fraction de seconde peut faire toute la différence. C’est vrai pour tous. J’ajouterais même que ça peut faire la différence entre faire sa place dans l’équipe ou non pour de jeunes athlètes qui arrivent à un camp d’entraînement avec une préparation inadéquate.

Le protocole qu’elle a suggéré à Québec prévoit des mesures de distanciation sociale. Les parents ne seraient pas autorisés à entrer à l’aréna et les athlètes s’y présenteraient déjà en uniforme.

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Mauricie et Centre du Québec

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