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Il y a trois mois, Québec commençait la bataille contre la COVID-19

Une personne soignante dans une salle

Une personne soignante dans un hôpital.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le 11 mars dernier, il y a trois mois, le premier ministre François Legault exprimait déjà ses inquiétudes par rapport au coronavirus. Le 14 mars, il déclarait l’urgence sanitaire.

La pire chose qui pourrait arriver, c'est que le virus se propage dans les centres pour personnes âgées, disait-il.

Mais, en rétrospective, on réalise qu'au moment de prononcer ces mots, il était déjà trop tard pour éviter le pire.

L'analyse des données montre combien le Québec a été d'abord victime de son calendrier scolaire. La distanciation sociale n'était même pas encore à l'ordre du jour, et déjà la semaine de relâche inquiétait le docteur Arruda.

Les cas qui sont revenus que l'on a eus dernièrement, ce sont des cas qui sont revenus de voyage pendant la semaine de relâche dans plusieurs pays, expliquait Dr Horacio Arruda, directeur national de la santé publique du Québec.

Cinq personnes derrière un bureau durant une conférence de presse.

François Legault aux côtés de ses ministres Danielle McCann, Jean-François Roberge, Mathieu Lacombe et le directeur national de la santé publique Horacio Arruda.

Photo : Radio-Canada

Au Québec, le congé scolaire a eu lieu du 2 au 7 mars et les Québécois ont voyagé. C'était avant qu'Ottawa recommande de cesser tous les voyages non essentiels.

Exactement deux semaines après la fin de la relâche, le 21 mars, le nombre de cas s'est mis à grimper en flèche. Deux semaines, c'est le temps qu'il faut pour développer des symptômes.

Le gouvernement met alors le Québec sur pause. Et le docteur Arruda martèle qu'il faut « aplatir la courbe ».

Pendant que la santé publique tente de limiter les dégâts provoqués par la semaine de relâche, dans le réseau de la santé, on commence à manquer d'équipement de protection.

Je veux être clair et vous dire la vérité, pour certains équipements on en a pour 3 à 7 jours, reconnaissait M. Legault.

Au début avril, le Québec doit se battre avec les États-Unis pour trouver des masques.

La COVID-19 frappe dans les CHSLD

Au même moment, le virus commence ses ravages dans les CHSLD.

On découvre d'abord le film d'horreur à la résidence privé Herron, où des dizaines de patients morts sont abandonnés par le personnel, qui a déserté la résidence.

Trois bouquets de fleurs déposés sur l'herbe devant un CHSLD.

La COVID-19 a frappé durement à la résidence Herron à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Évidemment, il va y avoir une enquête. Je dois être prudent, mais j'ai pas le goût de l'être, je pense que c'est de la grosse négligence qu'il y a eu à la résidence Herron., déclarait M. Legault le 11 avril.

Mais ce n'est que la partie émergée de l'iceberg. Les déplacements de personnel d'un centre à l'autre ont propagé le virus. Des dizaines de CHSLD sont contaminés. En avril, puis en mai, le nombre de morts explose.

1 avril : 33 morts

15 avril : 487 morts

1 mai : 2022 morts

15 mai : 3401 morts

1 juin : 4661 morts

12 juin : 5148 morts

82 % des décès ont eu lieu dans les CHSLD ou les résidences pour personnes âgées.

Lorsque ce virus entre dans une résidence, c'est un peu comme mettre le feu dans le foin, tout brûle et ça devient rapidement hors contrôle.

Le premier ministre, François Legault

Depuis trois mois, la COVID-19 a fait plus de 5000 morts. Au Québec le taux de mortalité pour 100 000 habitants est supérieur à celui de l'Ontario, plus élevé qu'aux États-Unis et dépasse celui de la France. Il est même supérieur à celui de l’Italie.

Avec les informations de Vincent Maisonneuve

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