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Campement de sans-abri démantelé à Winnipeg, des itinérants ne savent pas où aller

Un sans-abri qui tire un chariot rempli de ses effets.

Selon Robert Russell, un des itinérants devenus porte-parole pour le groupe, il fait mieux vivre dans les campements que des refuges ou des maisons locatives de fortune.

Photo : Radio-Canada / Darren Bernhardt/CBC

Radio-Canada

La ville de Winnipeg a ordonné le démantèlement du camp de sans-abri du pont Disraeli en raison du surpeuplement et des risques d’incendie. Les personnes itinérantes qui y vivaient et qui avaient jusqu’à vendredi midi pour quitter les lieux se disent attristées, car ils ne savent pas où se réfugier.

Selon Robert Russell, un des itinérants devenus porte-parole pour le groupe, il fait mieux vivre dans les campements que des refuges ou des maisons locatives de fortune. D’après lui, parmi la douzaine de personnes qui vivaient dans le camp, plusieurs chercheront d’autres campements et s’y installeront. De plus, il note que les refuges sont souvent étroits et ne permettent pas aux personnes itinérantes de conserver tous leurs effets personnels avec eux.

Un campement est une maison et donne aux gens la possibilité de chercher du travail sans tout transporter, déclare-t-il. Alwyn Cowley, un autre itinérant qui avait élu domicile dans le camp depuis plus d’un an, affirme ne pas avoir de destination en tête au moment de quitter le campement.

J’irais où mes pieds m’amèneront , lance-t-il.

De son côté, la Ville de Winnipeg soutient que le site présentait un danger aussi bien pour ceux qui y vivaient que le voisinage.

Un camp de sans-abri devant un bâtiment portant le sigle de la Fédération métisse du Manitoba.

La Ville a pris le décision de démanteler le camp à la suite de menaces de poursuites de la part de la Fédération métisse du Manitoba, dont le quartier général se situe à quelques mètres du camp près du pont Disraeli.

Photo :  CBC / Austin Grabish

Pendant que les personnes itinérantes évacuaient le campement, le chef adjoint des pompiers de Winnipeg, Mark Reshaur, a tenu à souligner qu’il était important pour la ville d’expliquer le risque.

Personne ne vient pour nettoyer le site. Nous sommes ici pour offrir un soutien et nous assurer qu’ils comprennent les problèmes de sécurité qui nous ont conduits à ce point, dit-il.

Certaines tentes étaient étroitement groupées, puis enveloppées dans d’autres matériaux, créant une situation dangereuse en cas d’incendie.

Le site était également jonché de réservoirs de propane et de générateurs à essence, ainsi que d’autres articles inflammables.

De plus, certaines personnes avaient des tentes en nylon alors que d’autres avaient improvisé des abris en palettes et en mousse.

Le Main Street Project, qui vient en aide aux sans-abri était également sur le site pour apporter du soutien. Des membres de son personnel ont distribué des bouteilles d’eau et de la nourriture. Ils ont aussi distribué des cartons ainsi que de nouvelles tentes aux résidents du camp.Je sais que les gens vont s’installer ailleurs , lance le directeur général Rick Lees.

La distribution de nouvelles tentes en échange du démantèlement de celles en matière combustible est une manière d’assurer la sécurité des personnes sans abris dans le prochain campement où ils s’installeront, explique le directeur général.

Il s’agit de protéger les gens, dit-il. Nous ne voulons pas que les gens meurent. Ce que nous essayons de partager avec ces gens lorsqu’ils se déplacent, c’est l’éducation.

Alors que les derniers résidents n’avaient pas encore quitté le camp de sans-abri du pont Disraeli, un nouveau campement voyait le jour de l’autre côté de la route, devant l’École secondaire Argyle Alternative.

En y jetant un coup d’œil, M. Lees s’est dit ravi de l’espacement des tentes.

Il a également déclaré que l’abri principal du Main Street Project, situé entre les deux camps, avait des toilettes et des douches ouvertes à tous ceux qui en avaient besoin.

De plus, son nouvel abri dans l’ancien immeuble Mitchell Fabrics sur la rue Main devrait ouvrir dans une semaine avec 120 lits.

Avec les informations de cbc

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