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La victoire de parents francophones en Cour suprême est célébrée au Manitoba

Le drapeau franco-manitobain flotte au-dessus d'une table.

La Cour suprême a jugé la province ne pouvait évoquer ses contraintes budgétaires pour justifier de contrevenir à l'article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés.

Photo : Radio-Canada

Des responsables d’organismes francophones du Manitoba se réjouissent de la décision de la Cour suprême du Canada, qui a tranché en faveur du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSF) et des parents francophones dans la cause sur le financement de l’éducation en français.

À 7 juges contre 2, le plus haut tribunal du pays a donné raison au CSF et à la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique, qui soutenaient que le gouvernement de la province accorde un financement insuffisant au système d’éducation en français, ce qui met en péril, selon eux, la vitalité de la communauté francophone.

Selon le directeur général de la Société de la francophonie manitobaine (SFM), Daniel Boucher, ce jugement envoie un message fort de reconnaissances des droits des communautés francophones à toutes les juridictions provinciales.

Au niveau des principes, je pense que la Cour suprême a démontré l’importance des communautés francophones et aussi de l’éducation en français dans nos régions , dit-il.

On est très heureux de la décision de la Cour suprême. C’est vraiment un geste extrêmement important pour nos communautés. Si ça avait été de l’autre côté, on aurait eu un désastre entre les mains, ajoute-t-il.

Un homme assis dans une salle près de drapeaux.

Daniel Boucher, directeur général de la Société de la francophonie manitobaine.

Photo : Radio-Canada / Ron Boileau

Cette joie est partagée par la directrice générale de la Fédération des parents du Manitoba, Brigitte L'Heureux. Elle souligne que la décision crée une jurisprudence dont pourront se servir les autres parents francophones du Canada pour exiger une éducation de qualité en français pour leurs enfants.

Nos enfants francophones ont droit à une éducation des ressources équivalente à celles de nos voisins anglais, note-t-elle. Ça veut dire qu’on n’est pas obligé de sacrifier la qualité ou l’infrastructure.

Selon elle, les gouvernements provinciaux ne pourront plus utiliser les manques de financement pour justifier un sous-financement des écoles francophones.

Mme L'Heureux explique que la Cour suprême a confirmé le droit à une éducation équivalente, soit de la même qualité que celle offerte à la majorité linguistique, plutôt qu'une éducation proportionnellement équivalente.

On est armé pour le futur, sachant qu’on a un droit qu’on peut réclamer et sachant que la Cour suprême est de notre côté, dit-elle.

C’est vraiment un grand gain pour les parents et nos jeunes. Toutes les fédérations des parents étaient ici en septembre. On a suivi le cas. On a participé à la Cour suprême lors des audiences à Winnipeg , indique-t-elle.

Une dame aux longs cheveux bruns sourit. En arrière-plan, se trouvent des affiches pour le service de garde et le partenariat avec le journal La Liberté.

Brigitte L'Heureux, directrice générale de la Fédération des parents du Manitoba (FPM).

Photo : Radio-Canada

Malgré sa satisfaction, M. Boucher déplore le fait que les communautés francophones doivent se rendre à la Cour suprême pour faire respecter leurs droits.

C’est malheureux qu’on doive retourner de temps à autre à la Cour suprême. C’est quand même beaucoup de ressources, beaucoup d’énergie, dit-il.

Il rappelle que la décision rendue par la Cour suprême du Canada est le fruit de 10 ans de persévérance et de courage des gens braves de la Colombie-Britannique.

L’affaire a débuté en juin 2010 avec un dépôt de la poursuite en Cour suprême de la Colombie-Britannique.

Avec des informations de Patrick Foucault

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