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Les personnes déficientes intellectuelles, les oubliées de la crise

Des personnes vivant avec une déficience intellectuelle et leur famille vivent difficilement la pandémie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La pandémie de COVID-19 a eu un fort impact sur toute la société, mais pour les personnes avec une déficience intellectuelle et leurs familles, la détresse est pire que jamais.

Après le confinement, l'isolement social, les pertes d'emplois et d'activités, rien n'indique s'il sera possible de recommencer à vivre normalement bientôt.

Sylvain Girard est le père de Pascal, 35 ans, qui a une déficience intellectuelle et qui ne peut plus aller au centre de jour du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle (CRDI).

Au niveau de l'impact de Pascal, c'est une régression. C'est un jeune homme qui est rendu qui se lève à 2 h puis à 3 h du matin, qui ne dort pas, puis il crie et il beugle.

Sylvain Girard, père
Un homme âgé parle devant un mur blanc.

Sylvain Girard est le père de Pascal, 35 ans, qui a un handicap intellectuel.

Photo : Radio-Canada

La grand-mère de Jason, 9 ans, Lise Tremblay, s'est retrouvée seule avec lui parce que les activités du samedi, organisées par l'Association pour le développement de la personne handicapée intellectuelle du Saguenay (ADHIS), ont été annulées. Elle estime pourtant qu'il est essentiel pour les enfants de tisser des liens avec d'autres jeunes, particulièrement quand ils vivent avec une déficience.

Deux cent cinquante personnes et leurs familles ont perdu les activités organisées par l'ADHIS, soit des discothèques, des chorales, des répits de fin de semaine et autres. La directrice, Sylvie Jean, ne sait pas quand tout cela pourra redémarrer. Pendant ces heures de répit, ça permet à une famille de se retrouver, ça permet à une famille de se concentrer sur la famille aussi, a-t-elle expliqué.

Céline Therrien est mère de François, bientôt 18 ans, qui a perdu son activité préférée, les quilles. On rangeait des choses dans l'armoire et là, il venait les sortir, les remettre sur le comptoir, les remettre dans l'armoire. C'était devenu infernal, a-t-elle raconté. Ce sont les familles qui vont subir les conséquences, la mauvaise humeur. Tout ce qui vient avec lorsqu'on nous enlève ce qu'on a et qu'on n'a pas la compréhension, a poursuivi Mme Jean.

Pour ces personnes vivant avec un handicap intellectuel, la COVID-19 est vécue comme une punition puisque leurs activités sociales ont disparu. Les familles, elles, se demandent pourquoi elles sont laissées à elles-mêmes pendant que les gouvernements dépensent des milliards de dollars.

D'après le reportage de Gilles Munger

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Saguenay–Lac-St-Jean

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