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Les hôteliers du Grand Montréal insatisfaits des offres de Québec

Un quartier touristique du Vieux-Port de Montréal, près du fleuve. La grande roue sous un ciel nuageux.

Le Vieux-Port de Montréal

Photo : Radio-Canada / Jessie St-Cyr

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au lendemain de l’annonce d’une série de mesures pour venir en aide au secteur du tourisme, les hôteliers jugent que le gouvernement Legault rate la cible avec des propositions qui, bien que généreuses, ne tiennent pas compte de la gravité des répercussions de la pandémie sur la région de Montréal.

Dans un communiqué, l’Association des hôtels du Grand Montréal (AHGM) soutient que la plupart des mesures mises en place pour stimuler la demande inciteront plutôt les Québécois à bouder Montréal et à jeter leur dévolu sur les autres régions de la province.

Pour l’AHGM, les résultats seront néfastes pour Montréal qui doit déjà pâtir du fait d’être l’épicentre de la pandémie et des restrictions de déplacements internationaux.

Somme toute, la saison estivale 2020 n’est plus seulement compromise, elle sera pratiquement annulée, affirme la présidente-directrice générale de l’AHGM, Ève Paré.

La durée et la profondeur de cette crise sans précédent laisseront des cicatrices importantes, souligne-t-elle. L’aide annoncée permettra certainement aux établissements hôteliers montréalais, pour la plupart iconiques et historiques, d’éviter une fermeture imminente. Mais pour combien de temps?

Ces établissements sont d’autant plus affectés puisque leur modèle d’affaires repose en grande partie sur les voyageurs hors Québec, ajoute Mme Paré.

L’Association des hôteliers du Grand Montréal cite de nombreuses analyses économiques et hôtelières, notamment de l’entreprise Horvath, qui conclut qu’une reprise équivalente aux performances observées en 2019 pour les établissements hôteliers montréalais ne sera possible qu’en 2023.

Les analystes prévoient également qu’à Montréal, l’impact de la sortie de crise sera plus préoccupant qu’ailleurs au Québec au cours des prochaines années.

En mai dernier, le taux d’occupation au centre-ville était de 11,9 %, alors qu’il avoisine normalement les 82,1 % en cette période de l’année.

Ces chiffres représentent une baisse de plus de 95 % des revenus, et ce, pour un second mois d’affilée. Les prochains mois n’offrent guère plus d’espoir de reprise.

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