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La mission des militaires dans les CHSLD prolongée de deux semaines

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Des militaires des forces armées canadiennes, la plupart portant un masque, dans un couloir d'un collège.

Le reportage de Philippe-Vincent Foisy.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La mission des militaires canadiens déployés dans les CHSLD du Québec et de l'Ontario pour prêter main-forte au personnel est prolongée de deux semaines, soit jusqu'au 26 juin, a annoncé vendredi Justin Trudeau.

Au-delà de cette date, ils pourraient être remplacés par des membres de la Croix-Rouge canadienne, a indiqué le premier ministre canadien lors de son point de presse quotidien.

Il s'agirait de gens bien payés, bien formés, qui vont prendre la relève des militaires, pour s’assurer que, jusqu’au 15 septembre, le Canada demeure là pour aider dans ces CHSLD, a-t-il dit.

Selon lui, ils seraient en mesure d'effectuer le même travail sans avoir ce background militaire qui n’est pas nécessaire aux services qu’on offre dans les CHSLD.

C’est une approche raisonnable, qui est ancrée dans les besoins sur le terrain, a plaidé M. Trudeau.

Depuis la fin avril, la situation dans plusieurs CHSLD s’est stabilisée. [...] Ça veut dire que les membres des Forces armées qui ont été déployés dans un CHSLD où les choses se sont améliorées peuvent maintenant aller donner un coup de main dans d'autres centres où la situation est plus critique.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

La mission des 1400 membres militaires au Québec devait se terminer aujourd'hui, mais le gouvernement Legault insiste depuis des semaines pour qu'elle soit prolongée jusqu'au 15 septembre.

Un caméraman sous une tente filme Justin Trudeau.

Après avoir donné son point de presse dans une usine d'Ottawa jeudi, le premier ministre Justin Trudeau s'est de nouveau adressé à la presse devant sa résidence officielle de Rideau Cottage vendredi.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

M. Trudeau n'a pu dire ce que les militaires ont de mieux à faire à l'heure actuelle, comme lui ont demandé des journalistes, reprenant l'expression abondamment utilisée par le premier ministre François Legault.

Il a réitéré, comme il l'a souvent dit depuis des semaines, que les militaires ne pouvaient être une solution à long terme ou même à moyen terme aux problèmes qui affligent les CHSLD.

Ils ont été déployés parce qu'il y avait une situation de crise urgente, a-t-il souligné, mais des améliorations nettes se sont produites depuis grâce à leur travail et au retour de préposés aux bénéficiaires.

Ils ont pu mettre en place des mesures, des protocoles, des façons de faire qui vont continuer pour le moyen et long terme, a déclaré le premier ministre, en saluant leur travail extraordinaire des dernières semaines.

Les modalités du déploiement du personnel de la Croix-Rouge au Québec ne sont pas encore connues. Des discussions sont toujours en cours avec l'organisation ainsi qu'avec Québec, a dit Justin Trudeau.

À Québec, un porte-parole de la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, affirme que le plan fédéral est accueilli avec ouverture, même s'il reste des éléments à clarifier.

Nous maintenons qu’il nous faut de l’aide et du support jusqu’en septembre. Nous souhaitons arriver rapidement à une entente. Nous ne ferons pas de commentaires additionnels pour le moment.

Jean François Del Torchio, porte-parole de Geneviève Guilbault

À l'Assemblée nationale, une motion déposée par la députée indépendante Catherine Fournier a été adoptée dans la foulée de cette annonce.

Elle stipule que l'Assemblée nationale rappelle que les Québécois contribuent à la hauteur de près de 4 milliards de dollars par année pour financer l'armée canadienne à même nos taxes et nos impôts [et] demande au gouvernement canadien de prolonger la mission des militaires déployés dans les CHSLD du Québec jusqu'au 15 septembre.

Plus tôt dans la journée, le chef démissionnaire du Parti conservateur, Andrew Scheer, s'est rangé dans le camp du premier ministre Legault dans ce dossier.

M. Legault a une requête raisonnable, a-t-il dit. Nous sommes (du) côté du premier ministre provincial qui a besoin de ressources additionnelles et c'est le gouvernement fédéral qui laisse tomber les provinces, qui laisse tomber les aînés.

Prise de température obligatoire dans les aéroports

M. Trudeau a aussi fait savoir que la prise de température pour les passagers deviendra graduellement obligatoire dans les aéroports du pays, tant pour les passagers que pour les membres du personnel.

L’obligation entrera en vigueur à la fin du mois de juin pour tous les passagers qui arrivent au Canada, a confirmé ultérieurement le ministre des Transports, Marc Garneau.

Les passagers au départ des aéroports internationaux de Montréal, Toronto, Vancouver et Calgary devraient y être soumis à leur tour à la fin du mois de juillet, tant pour les vols internationaux qu'intérieurs.

Onze autres aéroports du pays devront aussi se plier à cette mesure à la fin du mois de septembre.

Selon le ministre Garneau, un passager qui présentera de la fièvre deux fois en l'espace de 10 minutes sera interdit de vol. Il sera invité à faire une autre réservation après une période d'au moins 14 jours.

Cette nouvelle mesure n'entraînera que des coûts modestes pour l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien, affirme le ministre des Transports.

Justin Trudeau a eu du mal à expliquer pourquoi cette mesure, qu'il avait lui-même jugée peu efficace il y a quelques semaines, allait maintenant être implantée.

Selon lui, le gouvernement a étudié le bien-fondé de rendre la prise de température obligatoire dans les aéroports du pays il y a quelques semaines, mais la fermeture des frontières aux étrangers a rendu cette mesure inutile.

Maintenant qu’on commence à regarder la réouverture de l’économie, on commence à voir peut-être plus de gens venir au Canada dans les semaines à venir, a-t-il poursuivi.

Nous savons très bien que les tests de température ne vont pas dire qui a la COVID et qui n’a pas la COVID. C’est certain qu’à ce niveau-là, ce n’est pas un test qui est aussi utile que ça.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

C’est une couche additionnelle pour encourager les gens qui sont malades à ne pas voyager, pour détecter certaines personnes qui pourraient avoir des symptômes de COVID-19. C’est une couche additionnelle qui va protéger les gens.

Avec les informations de La Presse canadienne

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