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La fin d’une année scolaire hors de l’ordinaire

Une affiche pour les finissants de 2020 à l'école Clément-Cormier.

Les élèves du Nouveau-Brunswick terminent le 12 juin 2020 une année scolaire pas comme les autres

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Radio-Canada

C’est une année scolaire pas comme les autres qui prend fin ce vendredi 12 juin au Nouveau-Brunswick.

Officiellement en vacances, les élèves néo-brunswickois sont à la maison depuis le 13 mars. Leur plus grand défi ces derniers mois a été de conserver leur motivation, loin de leurs enseignants et de leurs amis.

Le 13 mars, le gouvernement annonçait la fermeture des écoles. Le 6 avril, alors que la crise de la COVID-19 battait son plein, les districts scolaires francophones lançaient un site web pour que les élèves poursuivent leurs apprentissages pédagogiques en ligne.

C’était un gros défi de rester motivé tout ce temps-là, admet Yannick Godin, représentant des élèves de la 11e année à l'école Mathieu-Martin, à Dieppe. J’ai essayé de rester en contact avec mes amis, on se partageait où on était rendus et ça, ça nous motivait dans nos travaux.

Une enseignante de français à la même école, Chrissy Lorette, abonde dans son sens.

Le plus grand défi qu’on a ressenti, c’était la diminution de la motivation chez les élèves, dit-elle.

Une école, c’est plus qu’un édifice, c’est plus qu’un programme scolaire. C’est un milieu de vie où on est en interaction, où il y a une composante sociale fondamentale. Et on n’était pas équipés pour ce changement-là vers une école virtuelle.

Chrissy Lorette, enseignante de français à l'école Mathieu-Martin

Même son de cloche chez une mère de famille, qui se dit soulagée de voir cette année éprouvante se terminer. Isabelle Gallant note d'ailleurs la même corrélation entre la motivation de ses enfants et le contact qu'ils avaient avec leurs enseignants.

Quand mes enfants avaient la chance de voir leurs enseignants, dans des [vidéos en direct], je trouvais que ça allait mieux. Mais quand il y avait des délais entre les rencontres de classe, les enfants ne se sentaient pas motivés d’eux-mêmes de faire le travail. Il manquait l’aspect des classes, des amis, des enseignants.

Une rentrée sous le signe de l’incertitude

Plongés dans l’incertitude et mal préparés pour l’école à la maison, les enseignants ont tout de même réussi à s’adapter et à tirer du mieux de cette situation difficile.

Mais la pandémie n’étant pas terminée, cette incertitude plane toujours à l’heure actuelle.

C'est un peu épeurant, je dois avouer. La 12e année, c’est l’année qu’on se souvient pour le reste de notre vie. J’ai hâte de voir comment nous autres on va être affectés.

Yannick Godin, représentant des élèves de la 11e année de l'école Mathieu-Martin
Une affiche de félicitations qui s'adresse aux finissants 2020 de l'école de Grande-Digue.

Une affiche de félicitations qui s'adresse aux finissants 2020 de l'école de Grande-Digue.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

D’ailleurs, les enseignants sont encore en classe jusqu’au 23 juin afin de se préparer à tous les scénarios possibles.

Le plan concret du retour en classe en septembre du ministère de l'Éducation est toujours méconnu.

On ne sait pas où en sera au niveau de la santé publique en septembre, donc impossible de savoir exactement quel scénario va être adopté, mais on se prépare pour tout. Est-ce que je vais enseigner en ligne à 100 %? Est-ce que je vais voir mes élèves une partie de la semaine? [...] Il y a toutes sortes de questions dans l'air, mais on essaie de se préparer, indique Nathalie Brideau, directrice adjointe de la polyvalente W.-A.-Losier à Tracadie.

Tous les scénarios sont sur la table, mais selon Chrissy Lorette, celui d’une rentrée entièrement virtuelle serait difficilement envisageable.

On souhaite vraiment qu’on puisse voir les élèves même si c’est dans un horaire allégé. Le plus grand défi ce serait une rentrée entièrement en ligne, confie-t-elle, en mentionnant bien comprendre l’importance de la santé et de la sécurité des élèves vis-à-vis du virus qui circule.

C’est notre petit souhait à nous de pouvoir établir un minimum de contact [...] Il va falloir réfléchir à comment garder ce lien affectif avec nos élèves dans la suite des choses pour que la motivation à apprendre reste. On s’adaptera aux décisions qui seront prises, ajoute-t-elle.

Avec les informations de Wildinette Paul et de Marie-Hélène Lange

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Nouveau-Brunswick

Éducation