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Loblaw et Metro mettent fin à leurs primes salariales liées à la COVID-19

La façade d'un supermarché Loblaws.

La chaîne Loblaws versait une prime de 2 $ l'heure aux employés « sur la ligne de front » face à la COVID-19.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

La Presse canadienne

À mesure que le déconfinement s'étend au Québec, les primes de 2 $ l'heure que touchent les travailleurs dans le domaine de l'alimentation commencent à disparaître.

Ces primes de 2 $ l'heure dans les supermarchés doivent en général prendre fin le samedi 13 juin.

Mais jeudi, le géant Loblaw a fait savoir que, même si la prime de 2 $ l'heure offerte à ses employés prendra bel et bien fin le 13 juin, il octroiera une prime de remerciement, en un seul versement, à ses travailleurs qui ont été au front au plus fort de la pandémie.

Loblaw versera à ses employés l'équivalent du montant de la prime pour une période de deux semaines, basé sur la moyenne des heures de travail durant la période de 14 semaines de la pandémie. L'entreprise souligne que cette belle récompense additionnelle coûtera 25 millions de dollars.

Dans une déclaration transmise par courriel jeudi après-midi, la direction de Metro a également indiqué que la prime de 2 $ l'heure prendra fin le 13 juin.

En guise de reconnaissance additionnelle, nos employés à temps plein recevront un montant de 200 $ et nos employés à temps partiel, un montant de 100 $ qui sera versé d'ici le 2 juillet, a précisé Metro.

La Presse canadienne n'avait pas encore reçu de réponse de Sobeys (IGA), au moment d'écrire ces lignes.

Chez Olymel, Richard Vigneault, des communications corporatives, a précisé que les primes prendraient fin le 22 juin. Elles avaient été annoncées le 24 mars, en même temps que plusieurs mesures de protection au sein de l'entreprise d'abattage et de transformation alimentaire.

M. Vigneault précise que la très grande majorité des 15 000 employés d'Olymel au Canada en auront bénéficié, et ce, pendant trois mois.

La direction d'Olymel pense qu'on doit revenir aux conditions du marché. Ça a été un effort financier considérable, a fait valoir M. Vigneault.

Une décision décriée par les syndicats

De son côté, le principal syndicat du secteur, les Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce (TUAC), affilié à la FTQ au Québec, s'est montré déçu du fait que les employeurs de divers secteurs choisissent de cesser de payer la prime COVID-19 pendant que la pandémie continue.

Ce sont d'ailleurs les TUAC qui avaient négocié ces primes, au début de la pandémie.

Le syndicat des TUAC estime que la pandémie aura au moins eu le mérite de souligner l'importance stratégique de ces travailleurs dans les supermarchés, le commerce de détail et l'alimentation – des travailleurs qui sont trop souvent dans l'ombre.

Unifor a quant à lui dénoncé la décision des Compagnies Loblaw limitée – société qui regroupe notamment les chaînes Loblaws, Provigo, Metro et Pharmaprix –, arguant que la pandémie n'est pas encore terminée.

Aujourd'hui, ces travailleurs ne sont pas moins à risque et moins essentiels qu'ils ne l'étaient hier, a réagi le syndicat par communiqué.

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