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Se reconstruire après la tragédie de Lac-Mégantic

Le point, 20 juin 1995

Radio-Canada

Le 6 juillet 2013, la vie de Denis Lauzon, alors directeur du service incendie de Lac-Mégantic, a été complètement bouleversée. Presque sept ans après la tragédie ayant fait 47 victimes, et en marge du lancement de la BD documentaire Lac-Mégantic: la dernière nuit, Radio-Canada Estrie est allé à sa rencontre.

Avec les années, les entrevues se sont espacées, puis Denis Lauzon a quitté Lac-Mégantic. La même force tranquille l’habite et pourtant, rien n'est plus pareil dans sa vie. Le stress et l'anxiété sont présents, ça fait partie de mon ADN, comme les événements de Lac-Mégantic, confie-t-il. 

Lac-Mégantic la dernière nuit; lire la BD reportage

En novembre 2016, il quitte Lac-Mégantic en direction de Montréal et d’un nouveau défi comme directeur adjoint à l'Institut de protection contre les incendies du Québec, situé à Laval. Ma conjointe comprenait la situation, parce que l'ayant vécu d'une autre façon, mes enfants la même chose.

Ça a pris du temps, mais tranquillement pas vite, on chemine vers quelque chose qui va être bien, raconte-t-il.

Après un second arrêt de travail d’un an, il fait depuis peu ses premiers pas comme enseignant, toujours à l’IPIQ.

C'est le contact avec les futurs pompiers. Quand je leur parle, je leur parle beaucoup de stress post-traumatique, d'en parler.

Le Québec tout entier a appris de cette tragédie, rappelle Denis Lauzon. Une solidarité dans l’épreuve qui le rend fier: C'est marquant d'ailleurs aujourd'hui. Quand il y a une inondation, bien on le voit, les pompiers d'un peu partout au Québec vont en entraide à d'autres endroits, comme il y a deux ans à Sainte-Marthe-sur-le-Lac. On a vu des pompiers qui venaient d'ailleurs. Donc ç'a été une grande première.

La pandémie actuelle le fait réfléchir; surtout le défi qu’elle représente pour les autorités. 

En temps de crise, il y a des décisions à prendre. Qu'elle soit bonne ou mauvaise, il faut prendre une décision. Après coup, c'est facile de dire il aurait fallu faire ce choix-là, mais dans le moment, c'est la décision que l'on croit la meilleure qui est prise.

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