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Une aînée inuk fête son 100e anniversaire

Un portrait de l'Inuk Qaapik Attagutsiak lors d'un événement à Ottawa, où le gouvernement fédéral a reconnu ses efforts durant la Seconde Guerre mondiale.

Qapik Attagutsiak, une Inuk d'Arctic Bay, a célébré jeudi son 100e anniversaire. Ce cliché la montre en janvier 2020.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada

Une Inuk d’Arctic Bay, au Nunavut, est passée à l’histoire en devenant la première centenaire de sa communauté connue à ce jour.

Qaapik Attagutsiak suscite l’admiration aux quatre coins du territoire. Cette doyenne d’Arctic Bay, une communauté de quelque 800 habitants située dans le nord du Nunavut, a célébré, jeudi, son 100e anniversaire.

Il est rare de voir des gens atteindre 100 ans, souligne sa fille, Malachi Kigutaq. Elle nous a déjà dit, comme le dit le verset de la Bible : "Vous devez écouter votre mère et votre père pour que vous viviez plus longtemps".

Qaapik Attagutsiak réside aujourd’hui dans une hutte d'un peu moins de 15 mètres carrés (environ 160 pieds carrés) qu’elle chauffe à l’aide d’une qulliq, une lampe à l’huile traditionnelle alimentée par de la graisse de phoque.

Bibelots, photos en noir et blanc, objets traditionnels : les murs de sa maison laissent entrevoir le vécu hors du commun de cette Inuk au regard rieur.

Un portrait de Qaapik Attagutsiak, allongée sur son lit, dans sa maison d'Arctic Bay.

Qaapik Attagutsiak habite dans une petite hutte d'environ 160 pieds carrés qu'elle chauffe à l'aide d'une lampe à l'huile de phoque.

Photo : CBC / Lucy Burke

Qaapik Attagutsiak dispose d’une riche connaissance de lois traditionnelles inuit liées, entre autres, à la naissance et aux relations entre mari et femme, ce qui fait d’elle une référence culturelle dans sa communauté.

Depuis plusieurs années, elle est aussi réputée pour ses talents de couturière. Ses doigts de fée ont confectionné une panoplie de vêtements traditionnels brodés de motifs inuit pour des chasseurs et des membres de sa famille.

J’ai longtemps essayé d’imiter ses broderies, mais ses créations sont très difficiles à reproduire.

Malachi Kigutaq, fille de Qaapik Attagutsiak

Il lui arrive aussi vendre des bottes et des mitaines en peau de phoque à des particuliers qui viennent de l’international.

En août 2019, elle a d’ailleurs offert en cadeau des mitaines en peau de phoque au premier ministre Justin Trudeau, de passage à Arctic Bay lors d’un voyage officiel.

Le premier ministre Justin Trudeau discute avec Qaapik Attagutsiak dans sa petite maison d'Arctic Bay.

Justin Trudeau était de passage à Arctic Bay, en août 2019, durant une brève visite officielle où il a fait la connaissance de Qaapik Attagutsiak, alors âgée de 99 ans.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Elle est capable de tant de choses. Elle a fait preuve d’altruisme et de gentillesse en s’occupant de jeunes, d’aînés et de sans-abri qui n’étaient pas en mesure de prendre soin d’eux , soutient sa fille.

Même si l’âge a inévitablement fini par la rattraper, lorsqu’elle a souffert d’une cataracte, Qaapik Attagutsiak s’est bien vite remise à la couture.

Je suis vraiment fière d’elle, poursuit Malachi Kigutaq. Ses créations sont faites avec soin.

Au mois de janvier, la doyenne d’Arctic Bay a été reconnue par le gouvernement fédéral pour avoir contribué aux efforts de guerre.

Durant la Seconde Guerre mondiale, elle avait aidé sa famille à récupérer des os de morse et de phoques - utilisés dans la fabrication de munitions, d’engrais et de colle pour les avions - à la demande d’un prêtre catholique.

Avec les informations de Priscilla Hwang, Lucy Burke et La Presse canadienne

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