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Achat en ligne des dollars solidaires : des « abus » et un « site désuet »

Logo de la campagne pour la vente de dollars solidaires.

Logo de la campagne pour la vente de dollars solidaires.

Photo : Site web de la Ruche Québec

L’absence d’une limite d’achat sur le site web de la Ruche, l’organisme qui gérait la vente des dollars solidaires, a permis à certains acheteurs de se procurer jusqu’à 20 forfaits à 100 $, enlevant la possibilité au grand public de s'en procurer.

Cette manoeuvre leur promettait 3000 dollars solidaires gratuits à dépenser dans des commerces membres des sociétés de développement commercial (SDC) participantes.

Il n’y avait qu’une centaine de ces forfaits disponibles et ils se sont tous envolés en quelques minutes.

La vente a commencé à peu près au même moment où le maire Régis Labeaume et la vice-première ministre du Québec Geneviève Guildbault annonçaient la campagne à l’hôtel de ville. Le grand public n’a donc eu à peu près aucune chance de mettre la main sur un de ces forfaits.

Nicolas Potvin, directeur régional de la Ruche Québec, affirme que l’organisme a demandé à ceux qui n’ont pas respecté la limite suggérée d’un seul forfait par client d’annuler leur transaction. S’il ne le font pas, on va les annuler nous-mêmes , prévient le gestionnaire, qui ajoute que les dollars solidaires récupérés seront immédiatement remis en vente.

Nicolas Potvin, directeur régional de la Ruche Québec

Nicolas Potvin, directeur régional de la Ruche Québec

Photo : Radio-Canada

Les dollars solidaires ont été présentés comme une forme de subvention au consommateur qui profitera aux commerces locaux où l’argent sera dépensé.

Des forfaits de 20 $, 50 $ et 100 $ étaient disponibles et les acheteurs voyaient leur achat bonifié de 10 $, 50 $ et 100 $ respectivement.

Le directeur des communications de la vice-première ministre, Jean-François Del Torchio, est mécontent de la manière dont la campagne a été gérée. On nous avait dit qu'il y aurait une limite d'un forfait par client , a-t-il laissé tomber.

Les SDC ont pu lancer cette campagne grâce à plusieurs partenaires financiers privés et publics, dont la Ville de Québec, le gouvernement du Québec. Trois députés de la région de Québec, Joëlle Boutin, Pierre Fitzgibbon et Geneviève Guilbault ont également utilisé leur budget discrétionnaire pour soutenir l’initiative à hauteur de 5000 $ chacun.

Mea culpa

Le directeur de la Ruche Québec a offert son mea culpa pour les ratés de la campagne.

Nicolas Potvin estime, malgré tout, que la campagne record a été un franc succès. Il y a plus de 1000 personnes qui ont participé à cette campagne-là, et les cas d'abus, il n'y en a que 16 qui ont dépassé un peu les bornes.

Une autre campagne semblable au profit, cette fois, des commerces en périphérie des artères commerciales de Québec, doit être lancée en juillet.

Le directeur de la Ruche Québec ne s’est pas engagé à ce que la plateforme web de l’organisme soit modifiée pour imposer une limite d’achat par client pour cette deuxième campagne. Il est possible qu’on s’ajuste , a-t-il affirmé en ajoutant que l’organisme travaillait présentement à une refonte complète de son site web.

Changement de plan

Il est important de préciser que la Ruche est un organisme qui facilite la mise en oeuvre de campagnes de sociofinancement pour d’autres acteurs. Dans ce cas-ci, la campagne était pilotée par les sept SDC de Québec.

Le directeur de la SDC Montcalm reconnaît lui aussi des ratées notamment dues au site désuet qui rendait impossible l’imposition d’une limite d’achats par client.

Jean-Pierre Bédard, directeur de la SDC Montcalm

Jean-Pierre Bédard, directeur de la SDC Montcalm

Photo : Radio-Canada

Quant aux ventes qui ont commencé en même temps que l’annonce, Jean-Pierre Bédard affirme qu’il était prévu d’annoncer la campagne quelques jours à l’avance, mais qu’un concours de circonstances est venu changer les plans.

C'est un peu ce qu'on avait décidé au départ, mais dans les circonstances, il y a eu deux fois des changements de dates pour la conférence de presse, étant donné qu'on avait à travailler avec des politiciens.

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