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Éducation en français : « L’avenir de nos enfants se joue vendredi »

Depuis 10 ans, des francophones de la Colombie-Britannique se battent pour un meilleur financement de leurs écoles.

Une enfant tient un ordinateur du Conseil scolaire francophone.

Pour de nombreux intervenants, la pérennité de la communauté francophone dépend de la qualité du réseau d'écoles francophones.

Photo : Radio-Canada / Julie Landry

Les francophones de la Colombie-Britannique attendent avec impatience la décision de la Cour suprême du Canada sur le financement de l’éducation en français, qui sera rendue vendredi.

La lutte du Conseil scolaire francophone (CSF) de la Colombie-Britannique et de la Fédération des parents de la Colombie-Britannique est suivie par toute la francophonie canadienne, car le jugement pourrait avoir des répercussions partout au pays.

Le CSF plaide depuis longtemps pour que la province modifie sa façon de financer l’éducation en français, et lui alloue plus d’argent pour l’agrandissement, la réfection ou la construction d’écoles, afin d’être en mesure d’offrir une instruction et des services de qualité équivalente au système scolaire anglophone.

Selon plusieurs intervenants, c’est la pérennité de la communauté francophone qui est en jeu.

Voici ce que représente la cause, qui aura duré plus de 10 ans, pour différents acteurs de la francophonie britanno-colombienne.


Marie-Pierre Lavoie

Présidente du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (présidente de la Fédération des parents francophones, de 2013 à 2018)

Marie-Pierre Lavoie sourit et pose devant les bâtiments de la Cour d'appel du Manitoba.

Marie-Pierre Lavoie était présente lors de la comparution devant la Cour suprême du Canada à Winnipeg, en septembre 2019.

Photo : Radio-Canada / Julie Landry

Ça va nous fixer pour l’avenir. Ça va nous dire comment on peut continuer d'avancer, comment on peut continuer à faire croître nos communautés, comment on peut continuer à servir nos élèves, à leur donner ce à quoi ils ont droit.

Marie-Pierre Lavoie

Marie-Andrée Asselin

Directrice de la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique

Photo de la directrice générale de la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique, Marie-Andrée Asselin, dans les studios de Radio-Canada à Vancouver.

Marie-Andrée Asselin, directrice générale de la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada

La décision pour nous représente vraiment tout l’avenir de la communauté francophone [...] parce que nos écoles sont tellement tellement importantes pour l’avenir de nos enfants, pour la francophonie, la transmission linguistique et le futur.

Marie-Andrée Asselin

Martine Gallibois-Barss

Elle a été la première présidente de ce qui est devenu la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique et une pionnière du monde de l’éducation en français dans la province

Martine Gallibois-Barss a notamment mené deux batailles juridiques pour l’éducation en français dans la province dans les années 90.

Martine Galibois-Barss est assise sur une chaise avec des coussins rouges et une lampe en arrière-plan.

Martine Galibois-Barss attend la décision avec impatience.

Photo : Radio-Canada

C’est la fin, je crois, d’une grande aventure de presque 30 ans. J’ai de bons espoirs que ça va être positif, parce que le chemin a été long, mais je crois qu’on arrive à la fin.

Martine Gallibois-Barss


Marie-France Lapierre

Ex-présidente du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique, elle était là au début de la poursuite.

Marie-France Lapierre assise dans un café.

Marie-France Lapierre, ex-présidente du CSF

Photo : Radio-Canada / Simon Charland

La décision de vendredi de la Cour suprême du Canada [...] aura une résonance historique et un impact significatif, non seulement en Colombie-Britannique, mais au niveau national, peu importe la décision. On ne demandait pas la lune, mais simplement que l’esprit de la Charte soit respecté, de nous offrir les outils nécessaires pour l’épanouissement de la culture et de la langue française. L’avenir de nos enfants et petits-enfants en ce qui a trait à leur héritage francophone se joue vendredi! Donc, comme tous les francophones en Colombie-Britannique, j’attends avec impatience ce jugement. 

Marie-France Lapierre

Sylvain Allison

Secrétaire-trésorier du CSF à la retraite, témoin clé du procès

Gros plan de Sylvain Allison.

Sylvain Allison, ex-secrétaire-trésorier du CSF

Photo : Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique

Ce fut un 10 ans investi dans l'espoir d'obtenir justice et j'espère que la preuve et les arguments présentés par le CSF et la Fédération des parents ont été mieux compris par la Cour suprême du Canada que par la juge Russell de la Cour suprême de la Colombie-Britannique. 

Sylvain Allison

James Rankin

Père de deux petites francophones, James Rankin gère une garderie francophone. Il a été le président de l’Association des parents de l’École Anne-Hébert.

James Rankin pose à l'extérieur d'une maison de face. Il est souriant.

James Rankin était président de l'Association des parents de l'École Anne-Hébert de Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Valérie Gamache

On a terriblement besoin d’une école francophone dans le quartier nord-est de Vancouver. On le sait depuis des années, pour que les familles n’aient plus besoin de mettre leurs enfants dans un autobus scolaire pour 1 h 30 chaque jour. Une décision positive de la Cour pourrait aider les communautés minoritaires de partout au pays à s’épanouir.

James Rankin

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Colombie-Britannique et Yukon

Éducation