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Ivanie Blondin et les défis de l'entraînement en solitaire

Portrait de la patineuse

Ivanie Blondin (archives)

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Ivanie Blondin aurait dû être sur son vélo quelque part entre Calgary et Vancouver avec ses coéquipiers de l’équipe nationale de patinage de vitesse sur longue piste. À la place, son camp d’entraînement se passe parfois dans son salon, parfois en courant avec son chien.

La plupart des entraînements durant la semaine, c’est seule sur son vélo ou en patin à roues alignées. On se sent un peu lonely, mentionne la native d’Ottawa jointe en Alberta, où elle vit maintenant.

En avril, elle a couru 163 km en compagnie de son Saint-Bernard, tandis qu’en mai, elle a roulé entre 250 et 400 km par semaine sur son vélo.

Blondin a retrouvé certains membres de l’équipe canadienne, la semaine dernière, pour deux séances hebdomadaires à l’extérieur avec un groupe restreint. Les patineurs ne savent pas quand ils auront accès à l’ovale de Calgary pour s’entraîner sur la glace.

En attendant, ils disposent d’une surface pour pratiquer leurs mouvements latéraux à la maison, chaussés de bas de laine, comme Blondin l’a démontré sur les réseaux sociaux.

C’est quand même très ennuyant, lance- Blondin en riant. Le plus difficile en ce moment, c’est vraiment l’aspect mental de faire tout presque toute seule.

Son conjoint, le patineur de vitesse hongrois Konrad Nagy, l’aide à rester motivée. Il vit avec elle à Calgary et s’entraîne avec l’équipe canadienne, du moins pour le moment.

Son visa de visiteur arrive à échéance la semaine prochaine et son vol vers son pays natal a été annulé en raison de la pandémie. Le couple devra donc passer par un dédale bureaucratique pour régler sa situation.

Ivanie Blondin salue les partisans à la Coupe du monde de patinage de vitesse longue piste de Calgary.

Ivanie Blondin salue les partisans à la Coupe du monde de patinage de vitesse longue piste de Calgary (archives).

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Blondin et Nagy réfléchissent aussi aux meilleures options qui s’offrent à eux pour se préparer en vue de la prochaine saison de la Coupe du monde. L’Union internationale de patinage décidera de son sort avant le 31 août, mais pour le moment, le calendrier est maintenu.

La plupart des Européens sont déjà retournés sur la glace. Donc, on a regardé pour peut-être aller en Hongrie pour s’entraîner avec l’équipe de courte piste là-bas, mais on ne sait pas trop quoi faire en ce moment, raisonne l’athlète de 30 ans.

Si on va là-bas et qu’il y a une deuxième vague et que tous les pays referment leurs portes, on va peut-être être pris là.

Ivanie Blondin, patineuse de vitesse

S’entraîner sans trop savoir

Le circuit de la Coupe du monde comprend généralement deux arrêts en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. Impossible de savoir comment la situation évoluera avant le début de la saison à l'automne, notamment quant aux restrictions des voyages internationaux.

L’incertitude mine parfois la motivation de Blondin. C’est difficile. À ma deuxième semaine, ça n’allait vraiment pas bien. On est partis le jeudi en camping, j’ai pris quatre jours de congé, parce que je me demandais moi-même c’était quoi le but si on n’a pas de saison de patin de s’entraîner super fort en ce moment.

La vétérane de deux Jeux olympiques se convainc de sauter sur son vélo ou dans ses patins pour deux sessions d’entraînement par jour en se disant qu’elle s’en voudrait de ne pas être prête si les compétitions vont de l’avant.

Celle qui a conclu cet hiver la meilleure saison de sa carrière sait qu’il y aura d’autres hauts et bas avant de pouvoir reprendre son entraînement habituel, mais elle se console en s’évadant dans les parcs provinciaux albertains pour profiter du plein air, en espérant troquer sa canne à pêche pour ses patins plus tôt que tard.

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