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Les informations personnelles de membres de corps policiers américains fuitent en ligne

Plusieurs personnes haut gradées des corps policiers de grandes villes sont touchées.

Des policiers masqués du NYPD font face à des manifestants.

Des manifestations contre le racisme et la violence policière secouent les États-Unis depuis la fin mai.

Photo : Getty Images / Justin Heiman

Radio-Canada

La fuite en ligne de renseignements privés de policières et policiers américains, dans la foulée du mouvement contre la brutalité policière et la discrimination raciale, inquiète le département de l’Intérieur des États-Unis, selon un document obtenu par l’Associated Press.

Le gouvernement craint que la situation puisse mener à des attaques d’opportunistes agissant avec violence ou d’extrémistes.

Des informations personnelles – dont les adresses, numéros de téléphone et adresses courriel de plusieurs personnes haut gradées des corps policiers de grandes villes telles que Washington, Atlanta, Boston et New York – se sont retrouvées en ligne, indique le document.

Au moins un commissaire de police a été ciblé pour avoir soutenu l’utilisation de gaz lacrymogènes en vue de disperser des manifestations, peut-on y lire.

Plusieurs responsables de la police américaine ont indiqué avoir ressenti un sentiment d'abandon dans la situation actuelle, entre leur devoir de contrôler les débordements des manifestations et les demandes de réforme de la police, qui doivent être débattues d'un point de vue législatif.

Arrêtez de nous traiter comme des animaux et des bandits, et commencez à nous traiter avec respect, a demandé cette semaine Mike O’Meara, un responsable du syndicat de la police de l’État de New York. Nous avons été victimes de démonisation. C’est dégoûtant.

Dans le document, on cite l’exemple de membre de corps policiers du Kentucky qui ont vu apparaître en ligne des informations au sujet de membres de leur famille, des véhicules qu’ils conduisent et de leurs comptes sur des sites web.

Ces fuites seraient liées à la controverse entourant la mort de Breonna Taylor, une Afro-Américaine de 26 ans tuée par la police lors d’une perquisition pour une histoire de trafic de stupéfiants. Elle n’était pas la suspecte recherchée.

Le document du département de l’Intérieur recommande aux membres de la police d’utiliser des réglages plus sécuritaires pour leurs comptes en ligne (dont l’authentification à deux facteurs) et de se méfier de tentatives d’obtention d'informations personnelles par courriel.

Avec les informations de Associated Press

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