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Pire chute des marchés boursiers depuis la mi-mars

Un courtier en bourse qui a l'air inquiet.

Les marchés boursiers européens et nord-américains sont en perte de vitesse.

Photo : Reuters / Lucas Jackson

Les marchés boursiers nord-américains connaissent jeudi leur pire chute depuis la mi-mars, alors que les investisseurs craignent une deuxième vague d’infections par la COVID-19.

Le nombre de nouveaux cas de coronavirus aux États-Unis a grimpé mercredi, après une tendance baissière qui s’est étirée sur cinq semaines.

On avait débuté la semaine avec un marché surévalué et une correction était de mise.

Karl Haeling, analyste chez LBBW

L'économiste en chef adjoint de la Banque Scotia, Brett House, abonde dans le même sens. Je pense qu'il y avait possiblement trop d'optimisme la semaine passée et le début de cette semaine. Et ce qu'on voit maintenant, c'est un rétablissement d'équilibre, en effet, dans les marchés, dit-il.

Un optimisme alimenté la semaine dernière par les données encourageantes sur l'emploi au Canada et aux États-Unis, croit-il. L'économie canadienne a récupéré 290 000 emplois le mois dernier, après en avoir perdu 3 millions en mars et en avril.

L'économiste souligne par ailleurs que le portrait de l’économie assez sombre dressé par la Réserve fédérale américaine mercredi a eu pour effet de refroidir les investisseurs. La banque centrale prévoit maintenir ses taux d’intérêt près de zéro jusqu’à la fin 2022, alors qu’elle s’attend à ce que la reprise soit lente et que le taux de chômage reste élevé.

Le président de la Fed s'adresse aux journalistes.

Le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell

Photo : Reuters / Kevin Lamarque

Ces perspectives rappellent aux investisseurs que le confinement a déjà causé beaucoup de dommages économiques, affirme Colin Cieszynski, stratège en chef des marchés chez SIA Wealth Management à Toronto.

Bien que les banques centrales et gouvernements fournissent un appui important, la voie du redressement reste incertaine.

Colin Cieszynski, stratège en chef des marchés, SIA Wealth Management

L’autre facteur, c’est que le marché a décidé de s’intéresser à la hausse des cas de contamination au coronavirus en dehors du nord-est des États-Unis, indique pour sa part M. Haeling.

Alors que les États-Unis comptent désormais plus de 113 000 décès liés à la pandémie, le Texas et la Caroline du Nord ont plus de malades de la COVID-19 hospitalisés qu’il y a un mois. L’Arizona montre aussi des signes inquiétants.

Nouveau plongeon des bourses mondiales

Jeudi, la Bourse de Toronto a clôturé en baisse de 650 points, un recul de 4 %. Presque tous les secteurs ont vu leurs titres plonger dans le rouge, les secteurs financier et énergétique étant les plus durement touchés.

À New York, le Dow Jones a chuté d’environ 1862 points, ou 6,9 %. Le NASDAQ, indice américain à forte coloration technologique, a cédé 5,3 %, soit un repli de 528 points.

Une bande défilante où on voit les mots « Toronto Stock Exchange ».

La bande défilante de la Bourse de Toronto

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

L’indice VIX, qui mesure le degré d’angoisse des investisseurs de Wall Street, a grimpé à 35 points, son niveau le plus élevé depuis le 4 mai dernier.

Les bourses européennes ont clôturé avec des reculs de plus de 4 % jeudi, réagissant elles aussi aux annonces de la Réserve fédérale américaine.

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