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En 1995, Richard Weber et Mikhail Malakhov atteignent le pôle Nord sans aucune aide

Richard Weber et Mikhail Malkhov skient pendant leur périple vers le pôle Nord.

En 1995, Richard Weber et Mikhail Malakhov atteignaient le pôle Nord et en revenaient sans aucune aide.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

C’est un exploit encore de nos jours inégalé. Le 15 juin 1995, les explorateurs canadien et russe, Richard Weber et Mikhail Malakhov, terminaient un périple de 121 jours durant lequel ils ont atteint le pôle Nord et en sont revenus sans aucune aide extérieure.

Un objectif difficile à atteindre

Les deux explorateurs n’en étaient pas à leur première tentative d’atteindre le pôle Nord.

En 1992, Richard Weber et Mikhail (Misha) Malakhov réussissait à toucher en skis de fond le point le plus septentrional de la Terre.

Mais cette fois-là, ils n’ont pu revenir par leurs propres moyens. Le printemps cassait les glaces et c’est en avion qu’ils ont dû terminer leur aventure.

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Découverte, 4 juillet 2004

Atteindre le pôle Nord n’a jamais été une chose aisée, comme le rappelle une capsule historique de la journaliste Marianne Boire et de la réalisatrice Sophie Malavoy présentée à l’émission Découverte le 4 juillet 2004.

Le narrateur Charles Tisseyre nous raconte un débat qui divise la communauté scientifique encore de nos jours : qui est arrivé le premier au pôle Nord?

L’Américain Frederick Cook affirme qu’il l’a atteint le 21 avril 1908.

Son compatriote, l’ingénieur Robert Peary, soutient que c’est plutôt lui qui a réalisé cet exploit avec son équipe le 6 avril 1909.

Faute de preuves scientifiques irréfutables, il est impossible de savoir qui a raison.

Peut-être les deux Américains ont-ils tort?

À l’époque, la lourdeur qu’impliquait le transport du matériel par traîneau à chiens rend très difficile, voire improbable, le succès d’une telle entreprise.

Des conditions extrêmes

Comme en 1992, l’expédition de Richard Weber et de Mikhail Malakhov de 1995 est planifiée minutieusement.

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Le point, 20 décembre 1994

Le 20 décembre 1994, le journaliste Raymond Saint-Pierre interviewe à l’émission Le point Richard Weber qui, dans quelques semaines, repartira dans l’Arctique conquérir le pôle Nord.

L’explorateur explique les préparatifs qu'impose une expédition qui s’effectuera dans des conditions extrêmes.

Lui et Mikhail Malakhov doivent parcourir 2000 kilomètres en skis de fond.

Ils doivent transporter tout seuls le matériel et la nourriture nécessaires à leur survie. Cela représente une charge de 240 kilos pour chaque voyageur.

L’aller vers le pôle Nord commencera le 13 février 1995 et les explorateurs atteindront leur objectif à la mi-mai.

Durant cette période, ils skieront pratiquement tout le temps dans l’obscurité.

Ces conditions extrêmes exigent, comme l’explique Richard Weber à Raymond Saint-Pierre, que les deux hommes se rendent dès le 12 janvier 1995 vers la ville d’Iqaluit.

Durant ce mois précédant leur départ vers le pôle Nord, ils acclimateront leurs corps à porter leurs lourdes charges et à affronter le froid de l’Arctique.

Les températures oscillent entre -55 et -35 degrés Celsius à cette période de l’année.

Richard Weber montre à Raymond Saint-Pierre l’équipement nécessaire pour l’expédition.

On remarquera les skis de fond renforcés, les sacs de couchage à double épaisseur de duvet et la tente au plancher séparé qui permet de s’échapper si jamais un ours polaire tente d’entrer dans leur habitat!

Objectif réalisé

On a fini l’expédition, on s’est assis sur la banquise et on a mangé nos dernières graines.

Richard Weber, 1995

Richard Weber et Mikhail Malakhov atteindront le pôle Nord le 13 mai 1995. Ils reviennent et achèvent leur périple le 15 juin 1995.

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Le point, 20 juin 1995

Mais comme Richard Weber le confirme au journaliste Raymond Saint-Pierre dans une entrevue présentée à l’émission Le point le 20 juin 1995, l’expédition a frôlé l'échec.

En mai, l'arrivée du printemps est survenue. Les glaces se cassaient.

C’est in extremis que les deux explorateurs ont pu traverser la fissure qui les séparait de leur objectif. Ils n’auraient tout simplement pas pu passer s’ils avaient tardé de 15 minutes.

Au retour, ils ont dû skier à une cadence effrénée pour éviter d’être rapatriés par avion d’urgence de la banquise en pleine fonte.

Si l’expédition de Richard Weber et de Mikhail Malakhov était motivée par le goût de l’aventure, elle possédait aussi un aspect scientifique et éducatif auquel les deux hommes tenaient beaucoup.

En effet, les élèves de 300 écoles d'un peu partout dans le monde suivaient la progression de l’expédition grâce à un ordinateur qu’avaient apporté les explorateurs dans leurs bagages.

Les écoliers pouvaient leur poser des questions sur l’environnement arctique et leur envoyer des messages.

Ces messages de 64 lettres, se rappelle Richard Weber, l’ont beaucoup aidé à affronter l’obscurité totale dans laquelle lui et son compagnon étaient la plupart du temps plongés.

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