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Un orthopédiste qui a pratiqué à Trois-Rivières condamné par le Collège des médecins

Un maillet.

Le Conseil de discipline du Collège des médecins du Québec a rendu son jugement sur le Dr Mario Giroux le 15 mai 2020.

Photo : iStock

Impliqué dans des démêlés judiciaires avec le CHRTR depuis des années, le Dr Mario Giroux a été reconnu coupable d’un manquement déontologique pour avoir cherché et obtenu des informations médicales du juge au dossier de son litige civil.

Le Conseil de discipline du Collège des médecins du Québec a jugé que l’orthopédiste qui a pratiqué à Trois-Rivières a contrevenu à l’honneur et à la dignité de sa profession en sollicitant et en obtenant auprès d’une centaine de ses patients des informations sur les problèmes de santé d’une personne qui n’était pas son patient.

Le Collège des médecins a ordonné la suspension conditionnelle des procédures d’un autre chef d’accusation en lien avec l’article 152 (1) du Code des professions. Les audiences pour déterminer la sanction n'ont pas encore eu lieu.

Une version précédente de ce texte indiquait que l’orthopédiste sera suspendu par le Collège des médecins. Le jugement rendu le 15 mai 2020 indique plutôt que le Collège des médecins a ordonné la suspension conditionnelle des procédures d’un autre chef d’accusation en lien avec l’article 152 (1) du Code des professions.

Le patient sur lequel Dr Mario Giroux a obtenu des informations est nul autre qu’un juge de la Cour supérieure du Québec qui avait entendu la cause civile qui l’opposait au Centre hospitalier régional de Trois-Rivières (CHRTR), où il avait été exclu du groupe d’orthopédistes en 2007. Les procédures judiciaires dans ce dossier se sont rendues jusqu’en Cour d’appel.

Dans son jugement, le Conseil de discipline rappelle qu’il n’est pas appelé à se prononcer sur le fond du litige civil. L’intimé a peut-être eu raison de l’attaquer, peut-on lire dans le jugement. Sauf que la fin ne justifie pas les moyens.

Le jugement rendu le 15 mai 2020 rapporte que Dr Giroux aurait appris par hasard que le juge était traité au CHRTR pour des problèmes de santé. Il aurait par la suite tenté d’en savoir plus pour présenter une demande de récusation du juge.

Le juge a formulé une plainte au Collège des médecins, dénonçant le comportement que Dr Giroux a eu à son égard lorsqu’il a demandé à une centaine de ses patients de recueillir des informations concernant son état de santé, le nom de ses médecins traitants et les périodes de consultations.

Dans son jugement, le Conseil de discipline énonce que le Dr Giroux a mêlé sa profession et ses patients à son combat personnel, et ce, malgré ses obligations déontologiques de respect et de désintéressement. Un tel comportement est contraire à l’honneur et à la dignité qu’on s’attend de tout médecin, surtout lorsqu’il s’agit de ses patients.

La décision du Conseil de discipline du Collège des médecins du Québec contre Dr Mario Giroux a été rendue sept ans après le début des procédures. Les instances ont été marquées par de nombreuses requêtes et demandes de révision à travers les années.

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