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Yves Martin obtient une semi-liberté pour suivre une thérapie

Yves Martin.

Yves Martin

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Commission des libérations conditionnelles accorde au chauffard Yves Martin une semi-liberté de six mois pour suivre une thérapie dans une maison spécialisée. La Commission lui a toutefois refusé sa libération conditionnelle, car il n’y est pas admissible avant décembre prochain.

L’homme a été entendu jeudi lors d’une audience par vidéoconférence. La Commission n’a mis qu’une trentaine de minutes avant de rendre sa décision.

Ce qu’il avait demandé, c’est ce qu’il a obtenu aujourd’hui : une semi-liberté afin d’aller faire une thérapie. Ce n’est pas une condition, c’est lui qui l’a suggéré, mentionne le criminaliste Jean-Marc Fradette, qui a représenté Yves Martin lors de son procès.

Il précise que Martin ne pouvait pas demander de liberté totale puisqu'il n'a pas encore purgé le tiers de sa peine.

Il sort. Il est en dehors de la détention. Maintenant, il sera dans une maison de thérapie.

Jean-Marc Fradette, avocat-criminaliste

L'homme de 40 ans a causé la mort de trois membres d'une même famille lors d’un accident survenu en 2015 dans l’arrondissement de Chicoutimi.

Il a été condamné à 14 ans de prison en 2017 après avoir été reconnu coupable de conduite dangereuse ayant causé la mort.

Les proches des victimes aux aguets

Les familles des victimes étaient appelées à témoigner lors de l’audience. Non seulement elles s'opposaient à la libération d’Yves Martin, mais elles demandaient à la Commission de lui interdire de revenir au Saguenay après sa peine, ce qu'il a lui même proposé.

Ça, c'est capital parce que, pour la famille, rencontrer Yves Martin sur le trottoir, c'est peut-être pas une bonne idée, soutient Me Jean-Marc Fradette.

La mère d'une des victimes, Danielle Tremblay, ne croit pas à la réhabilitation d'Yves Martin.

Danielle Tremblay en entrevue.

Danielle Tremblay est la mère d'une des victimes d'Yves Martin.

Photo : Radio-Canada

Il a suivi une thérapie sept ou huit mois avant de demander sa libération conditionnelle. Il ne l’a pas demandée quatre ans avant. Pourquoi? On sait fort bien [...] qu’il veut montrer patte blanche et montrer qu’il est fin, qu’il est allé faire du bénévolat, qu’il est gentil, qu’il est aimable. Je ne le prends pas, ça, explique Mme Tremblay.

Avec les informations de Louis Martineau

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