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L'ex-chef péquiste André Boisclair au cœur d'une nouvelle tempête

Portant un masque, M. Boisclair regarde au loin.

Andre Boisclair, à sa sortie du Centre opérationnel de l’est du Service de police de la Ville de Montréal, le 29 mai dernier.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada

De nouvelles révélations du Journal de Montréal concernant l’ex-chef du Parti québécois André Boisclair suscitent de multiples réactions jeudi matin à l’Assemblée nationale.

Selon des informations du quotidien, que Radio-Canada n’a pas été en mesure de vérifier, M. Boisclair aurait fait l’objet d’une plainte liée à sa consommation de drogue alors qu’il était délégué général du Québec à New York.

Or, selon ce qu'a pu confirmer Radio-Canada, André Boisclair a fait l'objet d'une plainte venant de sa femme de ménage, au moment où il était délégué général du Québec à New York. La plainte concernait des comportements particuliers liés à la vie privée de M. Boisclair, mais n'impliquant pas de gestes illégaux de sa part.

Le cabinet de la première ministre de l’époque, la péquiste Pauline Marois, aurait été informé de la situation, aurait mené une enquête administrative et une entente confidentielle aurait ensuite été conclue avec les services juridiques du gouvernement.

Dans son enquête, le Journal de Montréal évoque aussi des histoires de relations troubles entre l’ancien chef souverainiste et de jeunes prostitués entre 2006 et 2014.

André Boisclair a récemment été accusé d’agression sexuelle avec la participation d'une autre personne et d’agression sexuelle avec une arme, deux chefs d’accusation qui pourraient lui valoir une peine de 14 ans de prison s’il devait être reconnu coupable.

Le gouvernement était-il au courant?

Le gouvernement Legault a fait savoir jeudi matin que les révélations du Journal de Montréal sont très préoccupantes et que des vérifications seront effectuées au ministère des Relations internationales.

On a demandé de faire les vérifications à savoir quelles étaient les informations que le gouvernement de l'époque avait, a précisé François Legault en conférence de presse jeudi.

On va faire les vérifications et on va regarder ce qu'il est possible de rendre public. Moi, je veux qu'on soit transparents totalement dans ce dossier-là, a assuré le premier ministre.

Jean-François Lisée, ancien ministre des Relations internationales du gouvernement Marois, a pour sa part commenté l'histoire sur Twitter. Je n'ai jamais reçu, à aucun moment, d'informations concernant des actes illégaux ou potentiellement illégaux commis par M. Boisclair.

Ministre, on m'a informé d'une plainte d'une employée mécontente, mais aucun comportement illégal ne m'a été signalé , a-t-il ajouté.

C’est troublant et c’est choquant, a commenté pour sa part le chef intérimaire du Parti québécois, Pascal Bérubé. Je n’étais pas au courant d’une telle entente, bien que j’étais au gouvernement à l’époque. Je me limiterai à dire que la justice suivra son cours.

Je pense que certains comportements ont été tolérés dans les hautes sphères de la société québécoise pendant trop longtemps, que le Québec est en train de changer, et que ce qu’on a toléré, on ne le tolère plus, a déclaré le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois.

Une carrière parsemée de controverses

Élu pour la première fois à l'Assemblée nationale en 1989 à l'âge de 23 ans, André Boisclair a été ministre à plusieurs reprises au cours de sa carrière.

Il a aussi dirigé le Parti québécois de novembre 2005 à mai 2007. Il a démissionné quelques mois après la défaite de son parti aux élections de mars 2007.

Lors de son passage à la tête du parti, il avait été contraint d'admettre publiquement qu'il avait consommé de la cocaïne.

En novembre 2012, le gouvernement de Pauline Marois l'a nommé délégué général du Québec à New York, poste qu'il a occupé jusqu'en septembre 2013.

M. Boisclair a été député de Gouin une quinzaine d’années avant de représenter, quelques années plus tard, la circonscription de Pointe-aux-Trembles.

M. Boisclair a démissionné de ses fonctions de directeur général de l'Institut du développement urbain du Québec après avoir été accusé d'agression sexuelle le mois dernier. Il occupait ce poste depuis juin 2016.

En février 2018, il avait aussi plaidé coupable d’avoir conduit avec les facultés affaiblies, pour des événements remontant à novembre 2017. Il avait été condamné à payer une amende de 2000 $ et à ne pas conduire un véhicule pendant un an.

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