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Archives

Moines et sœurs cloîtrés : choisir la vie monastique

Soeurs carmélites qui marchent dans un couloir.

Le Carmel de Montréal est habité par les sœurs carmélites depuis sa construction en 1896.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les dernières semaines nous ont obligés à rester à la maison sans contacts extérieurs. Certaines personnes choisissent délibérément de vivre cloîtrées. C'est le cas de certains membres de communautés religieuses. De nos archives, nous vous proposons une incursion dans la vie de ceux qui ont fait le choix du silence et de l’isolement.

À chaque frère son métier et ses sacrifices

Le 9 août 1982, l’émission Reflet d’un pays nous amène dans un monastère manitobain situé non loin de Winnipeg. Des moines cisterciens, anciennement les pères trappistes de Saint-Norbert, y ont élu domicile.

Le frère Dom Marcel Carbotte fait visiter le monastère à l’équipe de Reflet d’un pays.

Reflet d’un pays, 9 août 1982

C’est une vocation qui fait problème pour beaucoup. Que des hommes et des femmes quittent la société pour s’enfermer dans un monastère, vivre ensemble, renoncer au mariage, renoncer à des carrières dans le monde, ça va à l’encontre des aspirations de beaucoup d’aujourd’hui.

Frère Dom Marcel Carbotte

Au monastère, tout est organisé en fonction de la recherche de Dieu. Le travail est important, il permet aux moines d’assurer les différents besoins de la communauté.

Le monastère tel que défini par saint Benoit est comme une petite cité. Les moines cisterciens possèdent une grande ferme avec 880 acres de terrain et un troupeau laitier.

Le père Albéric raconte qu’après 27 ans d’expérience comme agriculteur, il est même en mesure de conseiller les jeunes producteurs laitiers de la région.

Le père Jean-Baptiste est cuisinier le matin et l’après-midi. Il est également bibliothécaire chargé des reliures, maître de cérémonie, photographe à ses heures et jardinier. Le frère Maurus est à la fois organiste et boulanger.

Le père Félix lui, se définit comme un cordonnier pas très habile . Résident du monastère depuis 50 ans au moment du reportage, il apprécie cette vie de privations. Devant sa vieille machine à coudre Singer, il nous explique comment il vit le silence imposé et le jeûne.

Quand on a compris l’importance des silences pour arriver à une vie de perfection et comme sacrifice aussi, la peine n’est pas très grande. Le jeûne c’est la même chose. On a peur du jeûne avant de l’avoir essayé. Une fois qu’on l’a essayé, on se rend compte que la peur est plus grande que le mal.

Père Félix

La vie de retraite des Carmélites au cœur de la ville

Le 30 décembre 1995, l'émission Simplement la vie produit un reportage sur les Carmélites du Carmel de Montréal. Le journaliste Emmanuel Bilodeau visite le Carmel où 20 femmes ont choisi de vivre en retrait du monde extérieur.

Simplement la vie, 30 décembre 1995

Dans ce lieu pieux, la vie est réglée de façon à ce que la prière soit possible continuellement. Les sœurs travaillent seules, chacune dans une pièce afin de garder le silence.

Lorsque vient le temps de la récréation, les religieuses amènent chacune un petit travail, bricolage, couture. Les discussions vont bon train et les rires se font entendre.

Prière, travail, prière, travail, deux temps de récréation où on se rencontre pour échanger vraiment. Nous sommes cloîtrées, nous restons à l’intérieur de la délimitation du terrain, de la grande clôture qui nous entoure. Nous sommes venues ici volontairement et librement (…) La motivation reste la même, même si l’on entend la ville tourner autour de nous.

Soeur carmélite
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