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Des Noirs francophones souhaiteraient plus de reconnaissance des autres Franco-Ontariens

Jean-Marie Vianney en entrevue à la caméra de Radio-Canada.

Jean-Marie Vianney estime que la communauté francophone doit accorder plus de reconnaissance à la communauté noire.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Certains Franco-Ontariens noirs estiment que les grandes organisations de défense des droits des francophones devraient en faire davantage pour les reconnaître et appuyer la lutte contre le racisme.

La mobilisation planétaire découlant de la mort de l’Afro-Américain George Floyd lors d’une intervention policière au Minnesota nous impose de nous questionner sur comment on entretient notre communauté noire en Ontario, et particulièrement la communauté noire francophone », estime Jean-Marie Vianney, membre de la communauté noire francophone d'Ottawa-Gatineau

Dans un texte précédent, il était mentionné que Jean-Marie Vianney était président de la Coalition des Noir.e.s francophones de l’Ontario. Il ne l'est plus. Il parle à titre de membre de la communauté noire francophone d'Ottawa-Gatineau.

Elle est là, elle existe, mais elle est cachée autour du label "minorité francophone ethnoculturelle", déplore-t-il. Certes, reconnaît-il, des organisations francophones de la province ont manifesté leur appui à la mobilisation contre le racisme anti-noir, mais ce n’est pas assez, selon lui.

Il faut aller au-delà des communiqués. C’est une façon de nier les réalités de nos communautés noires francophones.

Jean-Marie Vianney, membre de la communauté noire francophone d'Ottawa-Gatineau

Je pense qu’on peut faire mieux, souligne pour sa part l’artiste Le R 1er. La communauté francophone a tout intérêt à se joindre à ce mouvement, parce que nous autres, on participe aux enjeux francophones. Les Noirs qui s’impliquent dans la communauté francophone le font par choix, pas par obligation.

Le R 1er chante devant un micro.

Le chanteur et poète Le R 1er (archives)

Photo : YouTube

Une question de reconnaissance

L’identité de nos enfants qui sont de deuxième, troisième ou quatrième génération est chancelante. Ils se posent la question : "Est-ce que je suis noir? Est-ce que je suis Franco-ontarien? Est-ce que je suis canadien?", indique M. Vianney.

Une meilleure reconnaissance de la part du reste de la communauté franco-ontarienne pourrait aider à corriger ce problème, pense-t-il.

En faisant le bilan, on constate que la communauté anglophone a quand même évolué beaucoup sur cette reconnaissance. Il y a déjà le Black Lives Matter. Notre intention n’est pas de recréer le même modèle, mais de profiter de ce momentum pour solliciter la compréhension et la participation des membres de la communauté franco-ontarienne, dit-il.

De bonnes pistes de solution incluent, entre autres, plus de diversité et d’inclusion, de même que des états généraux sur la race, qui pourraient agir comme point d’amorce pour le changement, explique M. Vianney.

Il faut une approche sociétale et non une approche d’aller chercher un individu comme moi et [de le] mettre à un poste [en pensant que ça] réglerait l’affaire. Cet arbre-là qui cache la forêt, une fois qu’on le coupe, ça dévoile un peu les limites de tout ce système-là.

Jean-Marie Vianney, membre de la communauté noire francophone d'Ottawa-Gatineau

Ce serait aussi l’occasion pour la cause franco-ontarienne de grandir davantage, note le R 1er. La communauté francophone est très puissante, elle est très présente et elle a beaucoup de pouvoir. Si elle décidait d’appuyer ce mouvement, on irait beaucoup plus loin, on irait beaucoup plus vite et elle gagnerait en retour. On participe à la communauté. Ce qu’on donne, on le reçoit au centuple, conclut-il.

Avec les informations de Gilles Taillon et de Kevin Sweet

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