•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La famille de Regis Korchinski-Paquet prête à rencontrer les enquêteurs

Un égoportrait d'une jeune femme souriante qui porte des écouteurs.

Regis Korchinski-Paquet est morte le 27 mai.

Photo : Facebook/Regis Korchinski-Paquet

Radio-Canada

Dans un revirement de situation, la famille d'une jeune femme qui a fait une chute mortelle du 24e étage lors d'une intervention policière accepte de rencontrer le personnel de l'Unité des enquêtes spéciales (UES).

Regis Korchinski-Paquet, qui avait 29 ans, est tombée du balcon d'une tour d'habitation de Toronto, le 27 mai, alors qu'elle était seule avec les policiers dans un appartement.

L'Unité des enquêtes spéciales (UES) a annoncé mercredi que l'enquête avançait, mais qu'elle n'avait pas encore fait les entrevues avec les membres de sa famille. Selon un communiqué, l’UES attendait une décision de l’avocat de la famille pour fixer une date.

Mercredi soir, la famille a affirmé dans une lettre publiée par le bureau de son avocat, Knia Singh, qu'elle reconnaissait l'importance de faire une déclaration pour s'assurer que Regis obtienne justice. Elle fixera une autre date d'entrevue dès que possible.

Une fuite

Un entretien entre les enquêteurs et la famille avait été reporté à la suite de la publication, la semaine dernière, d'un article décrivant les derniers moments de la vie de la jeune femme et citant des sources anonymes.

L'avocat Knia Singh en point de presse

L'avocat Knia Singh

Photo : CBC

Me Singh s'inquiétait alors que cette fuite puisse influencer l'opinion publique au sujet des circonstances de la mort de Regis Korchinski-Paquet.

L'Unité avait rappelé qu'il est interdit aux policiers de divulguer des informations lorsqu'une enquête est en cours.

Une situation de crise

La police avait été appelée sur les lieux pour une dispute familiale et parce que la jeune femme était en crise. Sa mère voulait qu'elle soit transportée au Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH).

Les versions des événements des proches et de la police divergent toutefois à plusieurs égards.

Des entrevues ont été effectuées par l'UES avec les six policiers envoyés sur les lieux et avec sept témoins.

Les enquêteurs ont ratissé le secteur à la recherche d'éléments de preuve et de témoins. Ils ont obtenu les documents et autres éléments demandés à la police de Toronto, de même que les enregistrements de caméras de sécurité de la tour d'habitation.

Les résultats d’analyse toxicologique ne sont pas encore arrivés.

La famille a aussi annoncé mercredi que des funérailles auront lieu jeudi à 13 h et seront diffusées en ligne. Une cérémonie publique sera organisée ultérieurement.

L'UES enquête lorsqu'un civil est tué ou gravement blessé lors d'une intervention policière ou encore lorsqu'un agent fait l'objet d'allégations d'agression sexuelle.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !