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The Green Rooms : pour un théâtre plus vert

Le Centre national des Arts organise des rencontres virtuelles rassemblant artistes et scientifiques pour discuter des changements climatiques et de l’impact environnemental du théâtre.

Une illustration d'une scène de théâtre qui ouvre sur un paysage de nature avec des arbres et un lac.

Le Centre national des Arts veut repenser l'avenir du théâtre dans un contexte de changements climatiques.

Photo : Freepik

Saviez-vous que les gens qui se déplacent vers les salles augmentent l’empreinte carbone des productions théâtrales? Ou qu’il est possible d’adapter l’éclairage d’une scène pour le rendre moins énergivore? Lors des rencontres virtuelles internationales The Green Rooms, cette semaine, le Centre national des Arts (CNA) compte lever le rideau sur les solutions pour engager l’industrie dans un virage écologique.

Durant trois jours, soit du 10 au 12 juin, des participants provenant de huit villes (dont Ottawa, Vancouver, Londres et New York) vivront l’expérience The Green Rooms : La Terre nous observe… Agissons maintenant.

Artistes, activistes climatiques, scientifiques et chefs de file en théâtre écologique auront l’occasion de discuter, de poser des questions et de se joindre à des activités organisées par le Théâtre anglais du CNA.

« Tout le monde sait qu’il y a un problème, mais qu’est-ce qu’il faut faire? »

— Une citation de  Sarah Garton Stanley, directrice artistique associée au Théâtre anglais du CNA

La dramaturge et directrice artistique du théâtre new-yorkais Arctic Cycle, Chantal Bilodeau, a co-programmé l’événement. Cette dernière se spécialise en théâtre engagé et espère que les Green Rooms donneront notamment l'occasion à l’industrie de s’aventurer dans une démarche plus responsable, durable et résiliente qui lui permettra de s’adapter à l’évolution rapide des conditions climatiques.

Nuit. Des centaines de passants marchent sur une rue bordée de nombreuses enseignes illuminées annonçant des spectacles à New York.

Broadway rassemble une quarantaine de grands théâtres, à Manhattan, qui sont autant de salles consommant beaucoup d'électricité, pour l'éclairage, le chauffage ou l'air climatisé, évoque entre autres la femme de théâtre Chantal Bilodeau.

Photo : Pexels / Jamie Mitchell

Ce n’est pas quelque chose qu’on va régler du jour au lendemain, reconnaît Mme Bilodeau. Ce qui est très important, c’est d’avoir des conversations ouvertes où tout le monde est invité, se sent invité, sent qu’il a un droit de parole lors desquelles on peut trouver des solutions ensemble.

Le grand public pourra suivre les activités - qui se dérouleront en anglais seulement - depuis lesite web du Centre national des Arts (Nouvelle fenêtre), tout ça dans une volonté que le plus d’acteurs possible du milieu s’approprient les idées et deviennent des instigateurs du changement dans leurs pratiques.

Mouvements planétaires

The Green Rooms : La Terre nous observe… Agissons maintenant s’inscrit dans le cadre du projet Cycles, une série de panels amorcés il y a six ans et ayant pour objectif de réfléchir à l’avenir du théâtre et de ses composantes.

Cinq comédiennes répètent sur scène.

Le Théâtre autochtone du Centre national des Arts est le résultat concret du «Cycle» de réflexion sur l'art autochtone qui a eu lieu en 2014 et 2015.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

La directrice artistique associée au théâtre anglais du CNA, Sarah Garton Stanley, est l’instigatrice du projet. Elle souhaite que les rencontres entamées l'an dernier au sujet de l’environnement aient des répercussions tout aussi concrètes que celles qu’ont pu avoir les précédents Cycles sur l’art autochtone (2014-2015) et sur les artistes vivant avec un handicap (2016-2017). Le Cycle sur l’art autochtone est d'ailleurs à l’origine de la création du Théâtre autochtone du Centre national des Arts, le premier du genre au monde inauguré l’automne dernier.

« C’est le temps de réinventer ce qu’on peut faire. [Durant la pandémie], on a pu voir que le gouvernement peut faire de grands changements en deux jours : c’est un grand moment de questionnement social. »

— Une citation de  Sarah Garton Stanley, directrice artistique associée au Théâtre anglais du CNA

Sa collègue Chantal Bilodeau abonde : Historiquement, au niveau des changements climatiques, les gens les plus pauvres - ceux qui ont le moins accès aux ressources et qui sont discriminés - sont les mêmes populations qui sont les plus affectés pas les changements climatiques.

La dramaturge fait valoir qu’au théâtre aussi, les populations qui vivent dans des conditions plus précaires n’ont pas accès à des ressources pour raconter leurs histoires.

À petits pas

Lors des Green Rooms, le public pourra entre autres observer le fonctionnement de CdnStudios, un espace virtuel qui permet aux équipes de répéter des pièces de théâtre à distance.

Pour les artistes, le Canada est un vaste terrain de jeu qui implique néanmoins des déplacements coûteux et polluants entre les régions. Sarah Garton Stanley fait valoir que de telles initiatives s’inscrivent directement dans le type d’actions pouvant rendre l’industrie plus écologique.

Ça ne remplace pas le théâtre. C’est une amélioration des outils pour trouver des manières d’être ensemble pendant la pandémie, mais aussi pour se donner de nouvelles approches et essayer de nouvelles choses [à long terme], explique-t-elle.

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