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Starbucks pourrait fermer jusqu'à 200 succursales au Canada d'ici 2022

Une tasse réutilisable de Starbucks dans la main d'un client.

Starbucks encourage habituellement ses clients à apporter leurs propres tasses à café, mais le coronavirus incite l'entreprise à repenser cette politique.

Photo : Radio-Canada / Micki Cowan

La chaîne de cafés Starbucks pourrait fermer jusqu'à 200 succursales au Canada au cours des 2 prochaines années, selon un dépôt réglementaire (Nouvelle fenêtre) de l’entreprise auprès de la Commission des valeurs mobilières des États-Unis.

L’entreprise basée à Seattle compte aussi fermer jusqu’à 400 cafés aux États-Unis, alors qu’elle se prépare à restructurer ses activités.

La compagnie prévoit une baisse de profits d’environ 2,2 milliards de dollars américains au troisième trimestre en raison des fermetures temporaires pendant la pandémie de COVID-19, qu'elle qualifie de circonstances sans précédent.

Comme plusieurs détaillants, Starbucks a dû fermer la plupart de ses points de vente durant la crise sanitaire. L’entreprise affirme que 88 % de ses 1400 succursales canadiennes sont de nouveau ouvertes.

Une affiche collée dans une fenêtre d'un café Starbucks indique aux clients qu'ils ne peuvent plus consommer dans l'espace commun.

Starbucks anticipe une forte baisse de revenus au troisième trimestre en raison des fermetures forcées.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Une nouvelle réalité

Selon l’expert du secteur agroalimentaire Sylvain Charlebois, Starbucks tente de s’adapter à une nouvelle réalité. Force est de constater que les consommateurs sont moins enclins à acheter des cafés haut de gamme à 5 $ et que certains de ses points de vente ne sont plus conformes aux normes sanitaires.

J'ai l'impression qu'on réévalue le design de certains magasins. Avec la COVID, il faut repenser la façon qu'on les développe et il y a certains magasins qui ne rassureront pas les consommateurs.

Sylvain Charlebois, directeur du Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire, Université Dalhousie

Il ajoute que la chaîne, étant responsable de ses baux commerciaux, peut ouvrir et fermer des points de vente plus facilement.

Starbucks contrôle les baux, donc on est en mesure de contrôler l’offre beaucoup plus qu’un système de franchises comme Tim Hortons, dit-il.

Cette stratégie, bien qu’elle entraînerait des centaines de pertes d’emplois, serait rentable pour les actionnaires de l’entreprise. Starbucks avait déjà entamé des fermetures quelques années plus tôt dans le but de rapporter des milliards de dollars à ses actionnaires.

Gros plan de la devanture d'un Starbucks qui a pignon sur rue.

L'entreprise n'a pas précisé quelles succursales canadiennes elle compte fermer.

Photo : CBC/Sanjay Maru

M. Charlebois ajoute que la disparition de succursales Starbucks est une mauvaise nouvelle pour les commerçants avoisinants et pour les propriétaires d’immeubles ou de centres commerciaux parce qu’ils attirent une clientèle loyale et donc d’autres entreprises locataires.

Les gens qui vont acheter du café chez Starbucks vont souvent revenir à la même place, au même moment, à tous les jours. Ça coûte cher perdre un locataire comme ça, dit-il.

Dans son dépôt réglementaire, la compagnie affirme que certains points de vente canadiens pourraient être repositionnés, soit déménager ou changer de format. Starbucks teste déjà une succursale au centre-ville de Toronto où les clients passent leur commande à l'avance par l'entremise d'une application et viennent la récupérer sur place.

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