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La famille de Tess Richey poursuit son meurtrier et la police pour détresse psychologique

Tess Richey se prend en autoportrait

Tess Richey, sur une photo non datée procurée par sa soeur, Rachel.

Photo : Rachel Richey

Jean-Philippe Nadeau

Les proches de Tess Richey, qui a été assassinée en novembre 2017 à Toronto, poursuivent pour 20 millions de dollars le meurtrier et la police de la métropole pour les dommages psychologiques que le meurtre a eus sur leur santé.

Christine Hermeston affirme qu'elle est anxieuse, qu'elle ne dort plus et qu'elle a perdu du poids depuis le meurtre de sa fille de 22 ans.

Ma vie est anéantie et je n'ai pas encore accepté le fait qu'elle est morte, la poursuite pourrait peut-être m'aider à payer pour une thérapie, dit-elle inconsolable lors d'une conférence de presse organisée mercredi sur la plateforme Zoom.

Jeune femme aux cheveux foncés

Tess Richey a été retrouvée morte dans une ruelle du village gai de Toronto par sa propre mère.

Photo : Tess Richey/Facebook

Tess Richey a été étranglée pour avoir refusé les avances du meurtrier la nuit où elle l'avait rencontré dans un bar du village gay de la métropole. Son corps sera découvert 4 jours plus tard dans les escaliers extérieurs d'une maison en construction.

Kalen Schlatter a été condamné en mars à la prison à vie sans droit de libération conditionnelle avant 25 ans pour meurtre prémédité au terme de son procès devant jury.

Dessin de la scène du tribunal, un homme est assis avec une femme debout près et de lui et un autre homme assis en habit de juge en arrière plan.

L'accusé Kalen Schlatter, la procureure Beverley Richards et le juge Michael Dambrot lors du procès pour meurtre.

Photo : Dessin de Pam Davies

Mme Hermeston et ses soeurs soutiennent que Kalen Schlatter aurait dû savoir que ses actions infligeraient à sa victime l'humiliation, des blessures et la mort et causeraient à sa famille des souffrances émotionnelles et mentales.

La poursuite allègue par ailleurs que la police, et en particulier les deux agents qui ont enquêté sur la disparition de Tess Richey, a failli à son devoir de mener des recherches appropriées pour la retrouver, forçant Mme Hermeston à découvrir elle même le corps de sa fille.

J'y pense sans arrêt, nuit et jour, c'est un véritable cauchemar, son image dans l'escalier me hantera pour toujours.

Christine Hermeston, mère de Tess Richey

Si la police avait fait son travail, Christine n'aurait jamais trouvé le corps de sa fille après avoir organisé ses propres recherches pour la retrouver, renchérit l'avocat de la famille, Michael Smitiuch.

La façade d'un bar

Le bar Tango Crews, sur la rue Church, le dernier établissement où Tess Richey a été vue en vie

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Nadeau

Le document de cour cite par ailleurs le chef de police Mark Saunders que la famille accuse d'avoir faussement rapporté que la jeune femme était morte des suites d'un accident en prenant des risques inutiles.

Il a [par ailleurs] faussement rapporté que ma fille était une travailleuse du sexe, poursuit Mme Hermeston.

Le chef en conférence de presse.

Le chef de police de Toronto, Mark Saunders.

Photo : Police de Toronto

La poursuite de la famille vise aussi le bar du Village gai où la victime avait rencontré son assassin avant de mourir ainsi que le propriétaire de la maison en construction où la jeune femme a été retrouvée sans vie.

Le document explique que le bar en question a enfreint la loi pour avoir prétendument servi trop d'alcool à la victime et le propriétaire de la maison aurait omis d'installer un éclairage suffisant à l'extérieur des escaliers.

Aucune de ces allégations n'a été prouvée devant un tribunal.

Un avocat représentant la commission des services de police de Toronto, le chef Saunders et les deux enquêteurs en question se sont refusés à tout commentaire.

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