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Mort de Chantel Moore : l'idée d'une police indépendante provinciale refait surface

Chantel Moore, la jeune Autochtone tuée par un policier dans sa résidence à Edmundston, au N.-B.

Chantel Moore était âgée de 26 ans.

Photo : Facebook/Chantel Moore

Radio-Canada

La mort d'une Autochtone de 26 ans abattue par la police à Edmundston la semaine dernière relance l'idée de la création d'une agence d'enquête indépendante sur les actions de la police au Nouveau-Brunswick.

Chantel Moore a été tuée lorsque la police d'Edmundston est arrivée chez elle en réponse à une demande de vérification de son bien-être. La police affirme que l'agent qui a intervenu a fait face à une femme avec un couteau.

Une enquête a été lancée par le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), l'agence indépendante d'enquête policière du Québec.

Selon le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, David Coon, le Nouveau-Brunswick devrait avoir sa propre agence pour enquêter sur ce type de situation.

David Coon répond aux questions du journaliste.

Le chef du Parti vert, David Coon, demande la création d'une agence indépendante basée au Nouveau-Brunswick qui enquêterait sur les actions de la police.

Photo : Radio-Canada / Mikael Mayer

Mais le ministre de la Sécurité publique, Carl Urquhart, est dubitatif.

Je ne suis pas sûr que le fait que le Nouveau-Brunswick ait sa propre agence soit la bonne réponse, a rétorqué Carl Urquhart, en évoquant plutôt l'idée de création d'une agence régionale pour les Maritimes.

Le premier ministre Blaine Higgs a pour sa part soutenu qu'il n'y avait aucun problème à recourir à une agence indépendante d'une autre province.

Le chef de l'Alliance des gens, Kris Austin, s'est dit ouvert à toutes les options.

Pression pour la sortie du rapport

Des réponses d'ici la fin du mois s'imposent, croit le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick.

Quelque chose a mal tourné dans cette histoire et il doit y avoir des réponses à toutes les questions de la famille, pas dans six mois, mais maintenant, a affirmé David Coon.

Le premier ministre s'est dit en désaccord avec l'idée d'exercer de la pression sur le BEI.

Nous n'influencerons pas la rapidité à laquelle le rapport indépendant doit sortir. Ça prendra le temps qu'il faut et nous n'allons pas interférer et précipiter les choses. Il y a une procédure et mieux vaut être prudent que rapide.

Plusieurs Autochtones de la famille en pleurs et attristés autour d'une voiture.

La famille de Chantel Moore est arrivée à l'aéroport de Fredericton lundi matin.

Photo : Radio-Canada

Le BEI a indiqué que ce genre d'enquête peut durer plusieurs mois.

David Coon estime qu'il est inacceptable et cruel pour la famille de devoir attendre aussi longtemps.

Une douzaine de proches de Mme Moore, de la Colombie-Britannique, ont obtenu une exemption de la médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick pour voir aux préparatifs des funérailles.

Le maire d'Edmundston, Cyrille Simard, a d'ailleurs tenu à apporter quelques précisions au sujet de cette exemption, qui a suscité des questionnements chez les résidents de sa région. Selon les informations que j'ai obtenues, les autorités fédérales auraient autorisé le déplacement en raison du fait que la famille vient d'une communauté qui a été confinée complètement dans les 90 derniers jours. Ils n'ont même pas quitté la réserve pour aller chercher de la nourriture. Toute la nourriture leur a été acheminée par camion. Ils ont été complètement fermés et aucun cas de COVID-19 n'a été signalé dans leur communauté, a-t-il indiqué sur les réseaux sociaux.

Avec les informations de CBC et de Nicolas Steinbach

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