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Un petit coléoptère sème l’inquiétude chez les apiculteurs de la région

Les apiculteurs et apicultrices jouent un rôle essentiel pour la survie des abeilles.

Un apiculteur travaille sur une ruche.

Photo : iStock / Milan_Jovic

Radio-Canada

Les colonies d’abeilles sont en déclin depuis plusieurs années entre autres à cause des pesticides. Les apiculteurs sont aussi préoccupés par le fait qu’elles produisent aussi beaucoup moins de miel qu’avant. Voilà qu’ils devront faire face à un nouvel ennemi : un petit coléoptère, qui sème l’inquiétude en Mauricie et au Centre-du-Québec.

Le ministère de l’Agriculture des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) a déjà émis un avis et amorcé une course contre la montre pour retrouver des centaines de ruches qui seraient infestées par cet insecte nuisible.

C’est que, selon le MAPAQ, des ruches en provenance de l’Ontario ont été introduites sans autorisation au Québec par un fournisseur de la Montérégie à la fin du mois de mai. Résultat : le parasite, qui peut voler jusqu’à 10 km de distance, a réussi à s’implanter dans plusieurs habitats d’abeilles.

En creusant des sillons dans les rayons de la ruche, les larves de l’insecte laissent leurs déjections sur leur passage, provoquant la fermentation du miel.

C’est vraiment un ravageur, donc ce n’est pas une maladie en tant que telle pour les abeilles, c’est vraiment un insecte qui va s’attaquer aux récoltes et au matériel apicole, explique Gabrielle Claing, qui est vétérinaire spécialisée en apiculture au MAPAQ.

Dans le fond, ça fait fermenter le miel, c’est en se promenant dans la ruche qu’ils vont contaminer le miel. Ça représente plutôt un danger économique pour les apiculteurs professionnels.

Gabrielle Claing, vétérinaire spécialisée en apiculture au MAPAQ

Nicolas Tremblay est agronome spécialisé en apiculture au Centre de recherche en sciences animales de Deschambault (CRSAD). Il s’inquiète de cette nouvelle menace pour les abeilles.

Il y a des mesures qui sont en place. Il a des ruches qui sont importées d’une autre province, il faut qu’elles soient inspectées sur place et lorsqu’elles rentrent au Québec, ce qui n’a pas été fait dans ce cas-là. C’est pour ça que c’est important, par respect pour les autres apiculteurs, dit-il.

Le Syndicat des apiculteurs du Québec (SAQ) demande au MAPAQ de sévir et d’imposer une sanction exemplaire au fournisseur fautif. Selon nos sources, il s’agit de Propolis-etc situé à Saint-Mathieu-de Belœil, dont le propriétaire ne nous a toutefois pas rappelés.

Rappelons que les experts en la matière estiment que le tiers de ce que nous consommons en nourriture dépend de la pollinisation de ces insectes.

D’après les informations d’Amélie Desmarais.

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