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Des travailleurs de la santé demandent des conditions de travail plus justes durant la pandémie

Des manfiestants brandissent des drapeaux de l'APTS.

Les membres de l'APTS ont manifesté devant le CISSS-AT mardi.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Des membres de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) ont manifesté mardi après-midi devant le CLSC de Rouyn-Noranda pour faire entendre leurs demandes au gouvernement.

L'APTS dénonce entre autres le fait que la prime de risque accordée durant la crise de la COVID-19 ne soit pas octroyée de façon équitable parmi les employés du réseau.

Les membres exhortent le gouvernement à revoir l'octroi des primes de risque, car des travailleurs en contact ou possiblement en contact avec le virus de la COVID-19 ne touchent pas la prime de 8 %, comme l'explique la représentante nationale de l'APTS pour la région de l'Abitibi-Témiscamingue, Claudie Beaudoin.

Une femme portant un masque pose devant des manifestants.

Claudie Beaudoin, représentante nationale de l'APTS pour l'Abitibi-Témiscamingue

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Si on prend en exemple les technologues en imagerie médicale, indique Claudie Beaudoin. Quand ils doivent faire un rayon X à un patient qui est soit COVID ou potentiellement positif, s'ils doivent se déplacer à l'urgence, à ce moment-là, ils reçoivent la prime de 8 %. Tandis que s'ils font l'examen directement au département d'imagerie et c'est le patient qui se déplace, les technologues n'ont pas accès à cette prime-là. Ce n'est pas équitable, selon nous, parce que les gens qui travaillent continuellement à l'urgence la reçoivent, peu importe la clientèle qu'ils desservent.

L'ensemble du réseau a accès à une prime de 4 % dans le contexte de la COVID-19, mais le 4 % additionnel n'est pas accordé à tous.

L'APTS représente quelque 56 000 travailleurs dans de nombreux services, tels que la réadaptation, la nutrition, l'intervention psychosociale, le soutien clinique et l'imagerie médicale. En Abitibi-Témiscamingue, il s'agit de plus de 1600 travailleurs.

Le président des laboratoires du Centre intégré de santé et services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) , Carl Verreault, abonde dans le même sens que Claudie Beaudoin.

Les primes de risque n'ont pas été offertes au niveau des laboratoires et pourtant, dans les laboratoires, les gens manipulent les échantillons de la COVID, donc on considère qu'ils peuvent être à risque, dit-il.

Carl Verreault, qui porte un masque, parle dans un mégaphone en lisant ses notes.

Carl Verreault, président des laboratoires, et André Vaillancourt, président par intérim de l'APTS en Abitibi-Témiscamingue

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

La semaine dernière, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, a reconnu que la prime était davantage liée à la tâche en tant que telle plutôt qu’au corps d’emploi. Nous continuons d’être en discussion avec les syndicats qui représentent les travailleurs et on a toujours fait les ajustements nécessaires si, par exemple, on n’a pas vu une situation où ce serait requis, a dit la ministre lors de la conférence du 1er juin.

Cependant, l’APTS attend toujours une action concrète. On n'a encore rien reçu à ce niveau-là, on est toujours en attente, indique Claudie Beaudoin.

Le président par intérim de l'APTS en Abitibi-Témiscamingue, André Vaillancourt, affirme qu’il y a vraiment une injustice au niveau des primes de 8 %.

À l'APTS, il ya 106 corps de métiers, et ce ne sont pas tous les corps de métier qui ont la prime de 8 %. Il y en a qui devraient l'avoir, parce qu'ils sont vraiment en contact direct avec la clientèle, mais ce n'est pas ça qu'on voit actuellement, ajoute-t-il.

Le CISSS-AT souhaite valoriser les professions

Invitée à réagir à la manifestation, la PDG du CISSS-AT, Caroline Roy, a rappelé que la rémunération ne relève pas de son organisation. Au niveau des conditions de rémunération de l’ensemble du personnel dans la fonction publique et parapublique, il s’agit de négociations nationales, négociations qui sont d’ailleurs en cours actuellement pour les différentes accréditations syndicales qui sont présentes au niveau de notre organisation et qui représentent l’ensemble de nos employés.

Notre rôle au sein de l’organisation, c’est de s’assurer de les reconnaître, mais au-delà de la rémunération, il y a évidemment toute la place qu’on leur laisse et la valorisation de chacune des professions. C’est ce qu’on s’affaire à faire au quotidien, ajoute Caroline Roy.

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Abitibi–Témiscamingue

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