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Appels à la baisse du financement de la police de Vancouver

Un homme de dos porte un chandail sur lequel il est écrit Vancouver Police.

Le Service de police de Vancouver (VPD) a refusé de retrancher 1 % de son budget à la demande du conseil municipal de Vancouver.

Photo : Shutterstock

Radio-Canada

Le conseiller municipal de Vancouver Pete Fry affirme avoir reçu au cours des derniers jours 2000 courriels demandant une réduction majeure du financement du Service de police de Vancouver (VPD).

Cette réaction du public fait suite au mouvement antiracisme où des millions de personnes dans le monde investissent les rues pour manifester.

Pete Fry affirme toutefois que ce n’est pas chose simple. Nous ne pouvons simplement pas mettre fin au Service de police du jour au lendemain, a-t-il dit en entrevue à The Early Edition, ajoutant que la Ville a un Service de police de grande qualité.

Pete Fry soutient aussi que la Ville doit, en vertu de la loi provinciale sur les services de police, maintenir une force policière satisfaisante. S’il advient qu’elle n’est pas conforme à la loi, la province établirait un tel service et enverrait la facture à la Ville.

Le conseiller municipal voudrait que plus de ressources soient attribuées pour régler les problèmes d'itinérance, de la santé mentale et de dépendance aux substances illégales. De cette façon, dit-il, les personnes vivant avec ces difficultés ne nécessiteraient pas autant l’attention de la police.

Nous avons besoin de faire ces nouveaux investissements maintenant de sorte que nous puissions graduellement changer notre modèle de force policière et lui permettre d’arrêter les vrais délinquants, affirme Pete Fry.

Un financement insuffisant

La Ville a octroyé un peu plus de 340 millions de dollars au Service de police de Vancouver en 2020, soit 21 % de son budget de fonctionnement.

Le conseil municipal a adopté une motion qui demande à la police de faire des compressions de 1 % dans son budget pour réduire les coûts de la Ville durant la pandémie. Le chef du VPD a refusé l’idée d’un resserrement budgétaire.

Le syndicat de la police soutient pour sa part que la police a besoin de tout l'argent qu’elle obtient.

Quand le budget est établi, nous avons besoin de cet argent pour assurer notre travail, sans exception, assure le président du Syndicat de la police de Vancouver, Ralph Kaisers.

D’après lui, la police est sous-financée et manque de personnel depuis 10 ans. Quand des compressions surviennent, le premier secteur de dépenses touché est la formation, explique-t-il, rappelant que la formation est cruciale et devrait être mieux financée.

Pour l’heure, il indique que les policiers ont quatre jours de formation obligatoire. Tout nouvel agent dans la province reçoit une formation contre le racisme, qui traite de la diversité et du rôle impartial de la police.

Ralph Kaisers se dit disposé à discuter du financement qui serait redirigé du Service de police vers les services sociaux, mais estime que le débat doit être basé sur des faits et non sur des cas isolés ou des courriels reçus par un conseiller municipal.

En février, un rapport indépendant portant sur le VPD a montré que 4 % des personnes à qui des agents ont demandé de s’identifier étaient Noirs, alors qu'ils représentent moins de 1 % de la population de Vancouver. Le rapport a aussi relevé que 15 % des vérifications concernaient des Autochtones, même s’ils ne constituent que 2 % de la population totale.

Le rapport n’a pas pu conclure si les vérifications du Service de police équivalaient à du profilage racial.

Selon les informations de CBC

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